L'équipe d'Olivier à l'espionnage

C’est une histoire d'espionnage dans une école appelée Bonsaï presque parfaite mais qui a une professeure bizarre même très bizarre…

Par un beau jeudi ensoleillé, les élèves sont très enthousiastes car la fin de l'année arrive à grand pas. Ce jour-là, Olivier entend un « bizz, bizz, bizz » sortir de la bouche de son professeur. Il croit qu'il a imaginé ce bruit et oublie ça puis il s'en va en éducation physique. Lorsque la période est terminée, il s’en va à la récréation comme tous les autres élèves. Olivier aborde le sujet avec ses amis qui ne le croient pas et ils commencent à inventer des blagues sur le sujet. Alors, il est rejeté, mais lui est convaincu que ce professeur est très spécial. Il dit à ses amis: « Vous allez voir ce que vous allez voir ! » Quelques minutes plus tard, la cloche de la récréation sonne. En rentrant, Olivier se fait bousculer par ses meilleurs amis qui se moquent un peu de lui.

En rentrant à la maison, il se dépêche d'aller dans sa chambre tout fier de lui car il est prêt à résoudre le mystère. En effet, il est convaincu à présent que son professeur est un robot. Il va sur son ordinateur pour trouver des informations sur les robots. Après vingt minutes, sa mère l’appelle pour le repas. Tout en mangeant, il réfléchit aux découvertes qu’il a faites. Dès qu'il a fini, il continue ses recherches puis va se coucher très perplexe de ce qu’il vient de découvrir et en même temps il est épuisé. Dès le lever du soleil, il appelle ses amis mais, comme d'habitude, ils ne le croient pas. Finalement, il décide de faire de l'espionnage sur son enseignante.

Dès le début des classes, Olivier est très attentif pour pouvoir enregistrer les bruits qu'elle pourrait faire. Durant la première période qui est en temps libre, il prépare son plan. Malheureusement, la période n'est pas assez longue pour terminer. À la récréation, il ne va même pas voir ses amis; il décide de continuer son plan. La cloche sonne quand la feuille sur laquelle il avait rédigé son super plan s'envole. Il veut courir après elle mais un professeur lui dit: « Va voir le directeur immédiatement ! » Le directeur il lui demande:
- Pourquoi as-tu couru quand la cloche a sonné ?
- Parce que j'avais perdu ma feuille.
- Ce n'est pas une raison !
- Mais ce qui était écrit dessus est important !
- Pourquoi est-ce important ?
- C'est personnel.
- Ah oui ? Je ne veux pas détruire ta vie personnelle mais je dois savoir ce qu’elle contient pour te punir en conséquence.
- C'est un plan pour résoudre quelque chose. C'est tout ce que je peux vous dire.
- D'accord, mais la prochaine fois je veux tout savoir. Allez ! Va dans ta classe !

Olivier est un peu découragé parce qu’il a perdu son plan. Par contre, il est bien content que le directeur ne lui aie pas trop tiré les vers du nez. Arrivé en classe, convaincu que tout ce qu’il a rédigé ne servira à rien, il décide de jeter à la poubelle les feuilles de brouillon de son plan.

Trois heures plus tard, il regrette ses actes. Il croit à présent que ce qu’il avait écrit était important. Il veut donc essayer de récupérer les feuilles mais le concierge les a déjà ramassées. Et l'école est terminée. Arrivé à la maison, il fait ses devoirs puis il soupe. Pendant qu'il mange, son esprit est ailleurs. Il a vraiment en tête d’espionner ce professeur qui, de toute évidence lui paraît très spécial. Il veut tout faire pour aller l’espionner, jusqu’à mentir à sa mère. À la fin du repas, il lui demande : « Maman, est-ce qu’en fin de semaine je pourrai aller chez ma nouvelle amie ? »
- C'est une fille !
- Oui, pourquoi ?
- Parce que tu ne m’as jamais demandé de coucher chez une fille. Est-ce que ses parents ont une chambre pour les invités ?
- Oui… Bien sûr.
- Quel est son nom ?
- Je crois… Isabelle.
- Pourquoi, je crois ?
- Parce qu’elle ne me l’a pas dit mais je crois que c’est ça.
- Tu as la tête d’un enfant qui fait un mensonge. Toi qui as l’habitude de ne pas mentir, je veux bien te croire. Donc, à ce compte-là, je veux bien que tu y ailles mais à condition que tu sois de retour samedi soir et que tu me donnes son numéro de téléphone. Maintenant, prépare tes affaires.

Le repas terminé, Olivier étudie ses mathématiques et sa conjugaison puis il va se coucher. Dans la nuit, il dort mal car tous ses mensonges le chicotent. Au lever du soleil, il se lève, s’habille, descend les escaliers sans faire de bruit, ouvre la porte qui grince un petit peu sans vraiment réveiller sa mère et il s’en va au pas de course espionner madame Routet avec tous ses outils de détective dans son sac, un appareil photo, une cagoule, des gants, des pinces, une loupe, une torche et des jumelles.

Il arrive devant une fenêtre très étroite et, que voit-il ? Madame Routet en train de mettre sa peau humaine par-dessus un corps qui ressemble à celui d’un robot. Il est tellement surpris et horrifié qu’il en est prêt à tomber dans les pommes. Reprenant son courage à deux mains, il saisit son appareil photo et « clic ! », fait une photographie. Catastrophe ! Le flash a été vu par le copain du professeur. « Oups ! » Je crois que ça va barder. Olivier se cache derrière les buissons et tombe par accident dans un lac de vase. Il se dit: « Dégoûtant ! » Mais, il ne bouge plus. Le copain de madame Routet sort avec une batte de base-ball. Olivier l'entend et voit ses pieds. Il n’en croit pas ses yeux ! Pas d’orteil, de simples tiges métalliques terminées par poulies; Olivier retient son souffle. Ouf ! Il n’a pas été vu !

Après une heure, Olivier a réussi à se sauver des griffes du loup, je veux dire, du robot. Il retourne à la maison en courant et dit à sa mère, encore tout essoufflé: « Je n’irai pas chez Isabelle, elle a quelque chose de prévu. Est-ce que, à la place, je peux appeler mes amis pour qu’ils viennent jouer au parc avec moi ? » Sa maman est un peu étonnée mais, finalement, elle préfère qu’il aille jouer dehors.

Olivier appelle donc tous ses amis et leur dit: « Venez au parc à côté de chez moi au plus vite; j’ai quelque chose d’important à vous dire. » Ses amis, qui ne l’ont jamais entendu parler avec autant d’assurance, arrivent très vite, comme il le leur avait demandé. Lorsqu’ils sont tous là, il leur montre la fameuse photo qu’il a réussie à prendre. Ils sont tous terrorisés. Après avoir discuté un bon moment pour décider quelle serait la meilleure solution, ils font un plan très détaillé de ce qu’ils prévoient faire. Ils décident que, dès lundi, ils essayeront de mettre un microphone sous le chandail de Madame Routet. Pas facile, mais l’un d’entre eux a une idée géniale pour y parvenir. Personne n’en parlera, c’est un secret. De cette façon, ils pourront la suivre grâce à un logiciel qui permet à l’ordinateur de saisir les déplacements d’une personne. Tous ses amis en profitent pour s’excuser de leur comportement vis à vis de lui. Olivier leur dit : « Vous n'avez pas à vous excuser parce que j'aurais fait la même chose. »

Le lendemain matin Olivier va à l’école comme si de rien n’était. Lorsque la cloche sonne, il rentre en classe. Durant la première période, qui se passe dans le laboratoire d’ordinateurs, il en profite pour communiquer par courriel avec ses amis de façon à ce que le professeur n’entende rien. À présent, ils sont tous prêts pour la grande aventure qui va commencer demain et durant toute la semaine de relâche.

Aujourd’hui, le petit groupe part espionner Madame Routet.. Ils se sont tous déguisés pour que les « robots » ne les aperçoivent pas. Il n’y a personne dans leur logement car les deux robots sont partis magasiner. Effectivement, Olivier les avait vus dans le stationnement du Provigo.

L’équipe d’Olivier est entrée pour prendre quelques objets insolites, des pièces de robot, des cartes à puces, des morceaux d’ordinateurs et des morceaux de peau artificielle. Au retour des occupants, l’équipe était encore à l’intérieur. Ils ont réussi à s’enfuir par la cour avant leur arrivée. Ils ont voulu escalader la clôture mais ils n’y sont pas parvenus. Finalement, ils ont trouvé un trou dans la clôture et ils ont réussi à se sauver.

Le copain de madame Routet s’écrie: « Ils nous ont volés, je ne trouve plus ma carte d’identité ! »
- Moi non plus !
- Je vais les assassiner !
- Non ! Ce sont mes élèves.
- Ils ne méritent plus de vivre !
- Tu le fais et j’appelle la POLICE !

Le robot, qui n’a plus l’air humain dans sa façon de parler, prend son bâton de base-ball puis brise le téléphone et tente de frapper madame Routet qui semble affolée.

Notre équipe d’espions est partie voir le directeur de la commission scolaire. Il ne veut absolument pas croire ce qu’ils lui racontent.

- Il faut nous croire ! J’ai même une carte d’identité et une photo !
- Montre-les-moi !
Le directeur n’en croit pas ses yeux. Il ne peut pas imaginer qu’il ait pu être trompé de la sorte par des robots qui voulaient s’introduire dans la commission scolaire, Dieu sait pourquoi. Sur ces mots, il appelle la police qui arrive à toute vitesse avec plusieurs voitures bourrées de policiers armés jusqu’aux dents.

Dans le journal de Laval, nous étions tous en première page. Le lendemain à l’école Bonsaï, nous étions de vrais héros. Notre professeur a été remplacé par une autre. Cette fois, je lui ai demandé d’appuyer sur son bras pour vérifier qu’elle n’était pas un robot. Elle s’est mise à rire et elle m’a autorisé à le faire devant tous les élèves présents dans la cour.

Nous sommes tous fiers de nous et pour fêter cela, nous avons fait une grosse fête en invitant notre nouveau professeur qui était toute fière de prendre la place d’un robot. « Si je me rouille, il faut me prévenir car j’ai bien l’intention de vous enseigner jusqu’à la fin de l’année en toute sécurité », dit-elle en acceptant notre invitation.



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