Papi, c'est mon héros

Aujourd'hui, je dois faire une rédaction pour l'école sur mon héros. Bien évidemment, j'ai choisi Papi car je sais qu'il a été très courageux dans sa vie. Je vais le questionner une fois de plus sur ce qu'il a vécu lorsqu'il était soldat, un soldat pas comme les autres. Papi aime raconter son histoire. Chaque fois, il ajoute toutes sortes de détails qui font mon admiration. Papi, c'est mon héros.

Quand la guerre a éclaté dans le pays d'origine de ses parents, il avait 21 ans. Il venait d'entrer à la Faculté de médecine. Pourtant, il a tout laissé tomber et il a rejoint les Casques Bleus. C'est une organisation qui vient en aide aux pays qui sont en conflit et qui acceptent de se réconcilier. Le Canada avait décidé d'aider les Chypriotes à faire la paix. Mon grand-père a toujours aimé aider les gens. Son père vivait encore dans l'île de Chypres, il y avait beaucoup à faire pour ramener la paix.

Papi avait connu, lui aussi, ce pays qui est une grande île à côté de la Grèce et de la Turquie. Il m'a expliqué que c'est en Europe, dans la Mer Méditerranée. Il m'a même montré sur une carte où ça se trouve.

Il m'a surtout raconté que son souci d'aider les autres remonte à l'époque où il était tout jeune. Il était l'aîné d'une famille nombreuse et ainsi il avait l'habitude de s'occuper de ses petits frères et sœurs. Il aimait prendre soin d'eux quand ils étaient malades. Depuis qu'il était tout petit, mon papi savait qu'il voulait devenir médecin.

Bien des années plus tard, quand la guerre a éclaté dans le pays de son père, il avait senti que la situation était plus critique qu'ici. Il savait que les soldats blessés avaient besoin d'aide et que le pays de ses parents souffrait beaucoup. Alors, après avoir réfléchi, il s'est engagé dans les Casques Bleus.

Il avait fait de grandes choses durant cette guerre, mon Papi. Il avait sauvé plusieurs soldats en appliquant le peu de médecine qu'il avait apprise à la Faculté. Il avait également participé à la reconstruction de plusieurs villes et villages et avait aidé beaucoup de personnes dans le besoin. Des milliers de gens vivaient dans des camps. Les Casques bleus les ont aidés à se reloger et à retrouver la paix dans leur pays.

Papi m'a souvent dit que malgré les nombreuses médailles qu'il a reçues pour le féliciter de son courage, il ne se considérait pas pour autant un héros. «Quand les bombes et les missiles pleuvent du ciel, tout le monde aurait fait ce que j'ai accompli : aider son prochain.»

Plusieurs fois Grand-père a été touché par des balles. Il m'a expliqué que toutes ses cicatrices lui faisaient parfois un peu mal et qu'elles étaient une sorte de souvenir, un souvenir triste mais un souvenir quand même.

C'est un sage mon papi et c'est pour cela que je l'admire. Je suis en admiration pour tout ce qu'il a fait. En fait, il a sauvé plus de gens que s'il était devenu médecin, il a aidé des peuples dans le besoin et a contribué à ramener la paix dans plusieurs pays.

En plus, mon grand-père est toujours prêt à m'aider. Il est toujours prêt à me faire rire quand j'ai envie de pleurer en m'expliquant que mes problèmes sont bien peu de choses à côté de ces enfants qu'il a côtoyé, ces pauvres enfants qui vivaient dans la misère, souvent orphelins.

Mon grand-papa est un vrai héros, car comme les super héros, il est accouru pour sauver la vie des gens malades. Comme un super héros il s'est dévoué pour les gens et il continue avec moi ! Mais contrairement aux super héros, il n'a pas besoin de superpouvoirs pour venir en aide aux gens.

Sa connaissance de la vie et son immense générosité suffisent. Il n'a pas d'yeux avec des rayons lasers, pas de membre élastique, pas la capacité de voler, mais c'est mon grand-père et je l'aime.




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