Poilipluche dans la tempête
Par Josée Charbonneau
C'est un soir de décembre. Il neige de gros flocons et le vent tourbillonne un peu partout. Il fait froid dehors, il vaut mieux être à l'abri.
Dans la forêt, pas un bruit sauf le sifflement du vent et un
pleurnichement. Mais qui donc pleurniche ainsi ? C'est Poilipluche le tout petit lapin. Que fait-il dehors à cette heure et par un temps pareil ?
Approchons-nous un peu pour voir.
- Mais que se passe-t-il Poilipluche ?
Celui-ci un peu surpris par la question, hausse les épaules en guise de réponse. Puis il finit par dire :
- Je veux ma maman.
Et il se remet à pleurer de plus belle.
- Où est ta maman ?
- Je ne sais pas, je suis perdu. Je m'amusais dans la neige, c'est la première fois que j'en vois et je me suis éloigné de ma maison sans m'en apercevoir. Maintenant je ne reverrai plus ma maman.
Pauvre Poilipluche, de gros sanglots secouent tout son petit corps. Ce n'est pas drôle de se retrouver ainsi perdu au milieu de la forêt et en pleine tempête.
- As-tu pensé à appeler ta maman ?
- Non. Comment ? Quand je crie, le vent souffle très fort et emporte mes mots très haut dans le ciel.
- As-tu essayé avec ton cur ? Tu sais, les mamans sentent bien les appels du cur. Elle suivra son instinct et te retrouvera. Essaie et tu verras.
Poilipluche ne sait trop comment s'y prendre. Il commence donc par se calmer et il se couche en boule près d'un tronc d'arbre. Ainsi un peu à l'abri, il ferme les yeux et imagine sa maman. Tout de suite, les larmes lui montent aux yeux et il les laisse tout doucement couler. Il imagine sa maman toute souriante qui lui tend les bras. C'est ainsi qu'il s'endort au beau milieu de la tempête.
De tout petits baisers dans son cou le réveillent. Il les reconnaît bien ces petits baisers, ce sont ceux de sa maman chérie. Il ouvre grand les yeux et ses parents sont là, à côté de lui. Quelle joie ! Il fait encore nuit mais la tempête s'est un peu calmée. Comme Poilipluche est content de retrouver ses parents ! Il les serre bien fort dans ses bras.
- Mais comment m'avez-vous retrouvé ? demande-t-il.
- Nous avons pensé que tu t'étais éloigné en t'amusant, dit son père. Et nous savions que tu ne devais pas être très loin, nous avons donc fouillé les alentours.
Et sa maman, le regard plein de tendresse ajoute :
- Et je mes suis laissée guider par mon cur