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Photographie de Brigitte Maheu

Où que tu sois… «Bonne fête grand-papa!»

Courriels aux copines!

Parents : Point de vue : Courriels aux copines! : Où que tu sois… «Bonne fête grand-papa!»

Brigitte Maheu

Chers copains-copines,

La fête des Pères sera plutôt étrange pour moi cette année. Grand-papa Paul, baptisé GrandPaPaul par mes enfants, sera absent. Son grand rire rebondissant, ses blagues moqueuses et son entrain volontaire à jouer avec les enfants, va nous manquer. Heureusement, mes enfants et moi l’avons vu beaucoup récemment; je l’avais fréquenté presque autant que dans ma jeunesse! On s’est gâté de sa présence jusqu’à la dernière minute, soit le moment de son départ pour les grandes vacances finales.

Il a été hospitalisé pendant un mois et au début on attendait sa sortie. Mais, au fur et à mesure que les jours passaient, on a compris qu’il n’en sortirait pas parce que son cancer avait fait boom!

Comme il était devenu tétraplégique, on a mis un horaire en place pour avoir de l’aide pour ses repas. Toute la famille s’est donné la main. Sa conjointe, les enfants, les frères, sœurs et belles-sœurs et même les neveux et nièces, tous se sont impliqués pour des visites repas, question de lui éviter de respirer avec envie l’arôme de son plat en attendant que la préposée soit enfin disponible. L’entraide s’est orchestrée via Internet où les courriels donnaient les dernières nouvelles (bonnes, mauvaises et même parfois drôles) et les disponibilités de chacun. C’est à ce moment que le mot famille a pris tout son sens. Quelle belle famille! On a vu l’amour circuler, l’admiration se manifester et le besoin de chacun d’emmagasiner des derniers souvenirs heureux avec celui qui était considéré comme le patriarche du clan familial.

Les petits-enfants ont aussi participé aux soins de leur grand-père chéri. Un moment privilégié puisqu’il y allait de compliments et de félicitations sur leur façon de faire. Bien mignon, de voir ma coquette lui essuyer les yeux, car de la peine, il en eut aussi bien évidemment. Se rendre compte qu’on est paralysé et qu’on le demeurera, alors que le cancer vous ronge les os, ça ne doit pas être facile à avaler. Mais il a été très fort, il a gardé le moral et s’est résigné en s’en remettant aux bons soins des professionnels de la santé. Il a partagé sa bonne humeur avec les préposés, infirmières et docteurs. Il a su se faire apprécier d’eux par son accueil généreux, ses nombreux remerciements et surtout ses gourmandises au chocolat.

Cela peut paraître insensé, mais on l’a senti heureux d’être ainsi entouré. Il m’a d’ailleurs dit, alors qu’il commençait un peu à réaliser l’issue du destin, que s’il était en train de vivre ses derniers jours, que ça en était des «vlimeux de beaux»! Il s’est laissé bercer par la bonté qui l’entourait, puis il s’est éteint peu de temps après, sans n’avoir trop souffert.

On avait commencé à expliquer aux enfants que GrandPaPaul ne guérirait pas. Un concept tout à fait incongru dans leurs petites caboches. Car la normalité de la vie c’est de guérir. Maladie-hôpital-repos-guérison-sortie de l’hôpital: voilà la séquence à laquelle ils sont habitués. Mais la fin de l’histoire, ici, a été différente. Et si nous les adultes avons peine à croire à la réalité de son départ, les petits sont d’autant plus incrédules. Le voir dans sa tombe et ressentir toutes ces émotions lors de la messe hommage à ce grand homme, ajoute un peu de réalisme à l’affaire.

De retour à notre quotidien, c’est chaque fois que l'on mentionne «GrandPaPaul aurait dit ceci ou fait cela», qu’ils réalisent un peu plus son éternelle absence. Et quand ma grande me dit d’elle-même après avoir réussi un examen à l’école «GrandPaPaul aurait été fier de moi, hein maman?», alors, je regarde son grand sourire et je comprends qu’il sera toujours parmi nous et que nous conserverons son souvenir bien vivant.

Où que tu sois GrandPaPaul, passe une belle fête des Pères. On t’aime pour toujours et on te gardera au creux de notre cœur jusqu’à ce qu’on te rejoigne sur… ton étoile.

Les huiles à la rescousse

Chez les enfants, la perte d’un grand parent amène parfois un état d’inquiétude; ils se demandent si leurs parents partiront eux aussi. Pour rassurer l’enfant inquiet et mélancolique, des massages avec un mélange d’huiles essentielles rassurantes sont indiqués. On utiliserait particulièrement ici le Néroli (Citrus Aurantium) avec son arôme à la fois fleuri vert, suave et un tantinet citronné. Ce parfum devient fort utile en cas de choc émotionnel. Il permet d’entrevoir un renouveau, tout en apportant une certaine paix d’esprit menant au sommeil. Il peut être utilisé seul (diluer quelques gouttes dans de l’huile de base) pour masser l’enfant au coucher ou selon la recette suivante:

  • 2 gouttes de néroli,
  • 2 gouttes de sauge sclarée
  • 5 gouttes de lavande
    dans 50 ml d’huile de base.

Source: Guide de l’aromathérapie (Monica Werner) et Découverte et initiation à l’aromathérapie (Jennie Harding).


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Point de vue – Dernière mise à jour le 6/6/2007

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