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Violence et sexisme dans les jeux vidéo

Vie de famille

Parents : Documentation : Vie de famille : Violence et sexisme dans les jeux vidéo

Les jeux vidéo sont souvent accusés d'être sexistes ou violents. Premièrement, même si le sexisme n'est pas toujours présent dans les jeux vidéo, les filles sont peu intéressées par eux.

En effet, à part pour certains jeux d'aventure ou pour certains jeux de réflexion (Lemmings ou Tetris), comme le souligne Pierre Bruno (1993), les filles ne jouent pas beaucoup. Jacques de Lorimier (1991) essaie d'expliquer ce phénomène de deux façons.

Tout d'abord, sans taxer les jeux vidéo de sexisme, il relève que ceux-ci correspondent plus à l'imaginaire masculin. Par exemple, lors de jeux de rôle ou de quête, l'objet de convoitise est souvent une princesse enlevée. Il est aussi vrai que la plupart des héros que peuvent choisir les joueurs sont de sexe masculin. Aujourd'hui, même s'il existe de plus en plus de jeux où l'on voit des personnages féminins, il reste que la majorité des jeux sont conçus pour un public masculin. Deuxièmement, les jeux vidéo véhiculent plus des valeurs de puissance ou de domination que des valeurs de coopération ou d'apprivoisement.

Cependant, il est difficile de savoir si les concepteurs de jeux (qui sont souvent des hommes) se désintéressent entièrement du public féminin. En effet, on pourra toujours argumenter en expliquant qu'il est plus difficile de concevoir un jeu en dehors des trames narratives classiques (prince, dragon, princesse, roi, etc.); ou en soutenant qu'en sachant que ce sont les garçons qui sont les plus attirés par les jeux vidéo, on privilégie l'imaginaire qui correspond à ce public. Quoi qu'il en soit, des efforts sont sûrement à faire par les concepteurs pour satisfaire un public féminin.

La violence est aussi un élément majeur des jeux vidéo. Pourtant, ici aussi, il faut nuancer, si la violence de Mario est mièvre celle de Mortal Kombat est associée à la cruauté. En fait, la violence présentée dans les jeux vidéo est souvent extrême et cela pour deux raisons, tout d'abord, parce qu'elle est sans pitié (le joueur doit «finir» son adversaire pour continuer à jouer) mais aussi parce qu'elle est explicitement décrite (sang qui gicle, hurlement, torture, etc.).

Les jeux de guerre

Il ne faut pas les confondre avec les jeux de combat précédemment décrits. Ici, l'accent est mis plus sur l'intelligence du joueur que sur son habileté à «pitonner». Ces jeux sont souvent des simulations de batailles ou de guerres historiques et le joueur doit se mettre dans la peau d'un militaire, ou d'un chef de guerre, afin de défendre ou de conquérir une région du monde. Ces jeux ont été longtemps l'apanage des férus d'histoire mais aujourd'hui, ils connaissent du succès plus souvent auprès des adultes et des adolescents.

Les jeux de gestion

Ce sont les jeux qui plaisent le plus aux parents. Ils contiennent peu de violence et sont définitivement à vocation éducative.

Il est difficile d'affirmer de façon univoque que la violence dans un jeu vidéo va inciter l'enfant à se comporter violemment. Si pour certains, ce lien existe, pour des auteurs comme Frédéric et Alain Le Diberdier (1993), les jeux vidéo sont considérés comme un moyen de canaliser, à l'intérieur de moments particuliers, la violence de l'enfant.

En fait, comme l'écrit Francine Nadeau, il est très difficile d'isoler la variable «violence» et de trouver de façon univoque son lien avec un quelconque matériel médiatique. D'après cette psychologue, c'est plus le climat familial qui va influencer le comportement de l'enfant. Sans contester les effets traumatisants de certains jeux, où la violence est présentée de façon très explicite, les parents possèdent les moyens d'accompagner et d'inculquer des valeurs solides à leurs enfants. Dans cet article, la psychologue s'intéresse aussi à l'utilisation excessive des jeux. Là encore, l'attitude des parents est primordiale.

Les parents ne doivent pas se sentir démunis ou impuissants face à l'influence des jeux vidéo. Ils peuvent, s'ils veulent contrôler ce que font leurs enfants, s'approprier quelques stratégies. Tout d'abord, les parents doivent s'impliquer et s'associer à la relation jeux vidéo/enfants. Comme l'écrit Sonia Sarfati dans l'article Jeux vidéo: amis ou ennemis, il faut placer entre la machine et l'utilisateur, un décideur: le parent.

S'impliquer, cela veut dire choisir les jeux avec les enfants, mais aussi jouer avec eux. L'idée est de ne pas devenir un critique extérieur qui sanctionne mais qui ne participe pas. Enfin, il faut installer quelques limites. Limite de temps d'abord. Le temps consacré aux jeux vidéo ne doit pas se faire au détriment du temps consacré aux études ou aux activités extérieures. De plus, même s'il est conseillé aux parents de jouer avec leurs enfants, les jeux vidéo ne doivent pas devenir la seule activité familiale. Limite spatiale ensuite. Dans la plupart des ouvrages consacrés au sujet, on déconseille aux parents d'installer la console de jeux dans la chambre des enfants. Il est évident qu'il sera plus facile de contrôler les jeux des enfants, s'ils jouent dans le salon ou dans la salle de jeux.

Enfin, les parents peuvent s'informer sur les jeux en parlant avec d'autres parents ou en lisant des articles. De plus, des sites Internet existent et ils donnent souvent des informations sur le contenu des jeux.

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