Bienvenue sur PetitMonde.com. Aller directement à la navigation, au contenu ou à la recherche.

Note importante : Si vous voyez ce message, c'est que votre fureteur ne supporte pas la nouvelle feuille de style (CSS) de PetitMonde.com ou qu'il n'est pas conforme aux normes du World Wide Web Consortium (W3C). Ses menus et tout son contenu demeurent accessibles mais la présentation visuelle se trouve affectée. Voir dans « À propos du site » pour plus d'information sur l'accessibilité.

Réflexion sur l'avenir des adoptés

Vie de famille

Parents : Documentation : Vie de famille : Réflexion sur l'avenir des adoptés

Pascale Pontoreau

Photo : © 2001-2003 www.arttoday.com

Au Québec, la loi autorise toute personne âgée d'au moins 14 ans à avoir accès à un sommaire de ses antécédents sociobiologiques (excluant tout renseignement nominatif tel que noms, adresses, etc.) . Si le parent biologique ainsi que la personne adoptée sont tous deux d'accord, chaque partie peut obtenir des renseignements nominatifs sur l'autre leur permettant ainsi de se contacter. Le Secrétariat à l'Adoption Internationale peut ainsi agir comme intermédiaire entre les deux parties, informant – sans solliciter – l'un du désir de l'autre de le rencontrer.

Seuls 20% des enfants adoptés font une recherche d’antécédents 

Profils de demandeurs :

  • Deux fois plus de filles que de garçons
  • 21,4 ans en moyenne

Démarche : compter environ deux mois

  • demande téléphonique et formulaire général
  • sommaire d'antécédents sociobiologiques ou résumé du dossier d'adoption
  • contact avec les autorités du pays d’origine
  • localisation des parents d’origine

Les dossiers d'adoption datés après 1985 sont très faciles à retrouver puisque le S.A.I. les a tous dans ses archives.

Étude sur les jeunes issus de l'adoption internationale au Québec
La sociologue Ginette Morrier a complété en 1995 une étude sur les jeunes issus de l'adoption internationale au Québec. Elle a rencontré 21 jeunes âgés de 14 à 19 ans, ayant tous été adoptés avant l'âge de trois ans. La moitié de ces jeunes étaient issus de Corée et l'autre moitié d'Haïti. Dans son texte Les adolescents et adolescentes de l'adoption internationale, présenté dans Pensons Famille de novembre 2001, l’étudiante en anthropologie, Élisabeth Couture, livre les principales conclusions de l’enquête.

  • Les enfants sont traités par leurs parents adoptifs ainsi que les familles de ces derniers les traitent comme s’ils étaient leurs enfants biologiques.
  • Les jeunes sont peu ou pas intéressés par leurs origines. Ceux qui entament des recherches pour retracer leurs parents biologiques ont des relations difficiles avec leur famille adoptive.
  • Les jeunes ne s'intéressent pas à leur pays d'origine et connaissent peu de choses à ce sujet bien que leurs parents adoptifs aient pu tenter de les y intéresser (livres, photos, nouvelles à la télé). Aucune identification n'est possible avec celui-ci, hormis leurs traits physiques. Aucun souvenir et aucun lien affectif avec leur pays de naissance ne subsiste. Et le fossé entre leur mode de vie et celui du pays d'origine en rebute quelques-uns.

Les enfants adoptés peuvent vivre différentes adolescences
Certains se disent Québécois :

  • ils n'ont jamais rencontré de difficultés à s'intégrer dans la société québécoise
  • ils ont rencontré des difficultés dans leur intégration à la société québécoise mais ils pensent les avoir surmontées
  • ils rencontrent des difficultés dans leur intégration auxquelles ils n'ont toujours pas trouvé de solution

D’autres se perçoivent comme Québécois mais ils sont aussi fiers, à divers degré, de leur différence
D’autres enfin accordent de l'importance à la personnalité et aux affinités et non à la culture, la couleur ou la nationalité; Ils privilégient l'ouverture culturelle et le métissage

  • Les Asiatiques, bien acceptés par les Québécois, sont peu victimes de racisme et entretiennent peu de rapports avec la communauté d’origine (spécialement chez les filles).
  • Plus exposés au racisme et à la discrimination, les Antillais vont quant à eux développer des rapports fréquents et occasionnels avec leur communauté d’origine, celle-ci pouvant éventuellement fomenter un courant raciste envers les Blancs.

Confrontés aux stéréotypes, à la discrimination et au racisme, ils adoptent différentes stratégies souvent inspirées par les parents adoptifs

  • ils deviendront très sociaux
  • ils développeront des habiletés exemplaires
  • ils vont minimiser l’impact des attaques et de ce qu’ils ressentent
  • ils vont chercher l’affrontement ou devenir militant
  • ils vont chercher à se dissoudre dans la masse
  • etc.

Extrait de Les adolescents et adolescentes de l'adoption internationale, Élisabeth Couture, Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec, Pensons Famille, volume 13, numéro 66, novembre 2001.

Haut de page
Hit-Parade
©1998-2008 PetitMonde.com | Tous droits réservés | Termes et conditions