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Guylaine Fortin
Aller jouer dehors, on veut bien, mais que fait-on pour éviter de se faire dévorer tout rond par la nuée de maringouins, mouches noires, mouches à chevreuil et autres bestioles impitoyables qui veulent notre peau?
Certains vous diront de vous couvrir de vêtements, d’autres de chasse-moustiques. Mon expérience de maman-coureuse-des-bois, elle, vous dira de vous couvrir des deux et surtout, d’accepter (voire ignorer) leur présence.
Ouille! Ça pique…
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Distinguons d’abord les deux types de moustiques qui nous entourent. Il y a les insectes qui piquent pour se défendre (guêpes et abeilles), et les insectes qui s’alimentent à même notre sang (brûlots, maringouins, mouches noires, mouches à chevreuil et taons à cheval). D’autres insectes tout à fait inoffensifs sont souvent pris pour des insectes piqueurs. C’est le cas notamment du taon (bourdon), de la mouche des fleurs (Syrphe) et du sphinx colibri (papillon nocturne).
L’insecte qui pique pour se défendre se nourrit principalement de pollen, butinant allègrement de fleur en fleur… Mais, gare à vous s’il se sent soudain menacé, il n’hésitera pas à vous planter son dard dans la peau et à vous injecter un venin, très allergène pour certaines personnes. Seul prix de consolation, cette attaque est habituellement fatale à l’assaillant.
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Pour sa part, l’insecte qui pique pour s’alimenter (et, il est très gourmand!) nous injecte une substance anticoagulante qui provoque une démangeaison fort désagréable. Cependant, les personnes qui y sont allergiques sont très rares.
Des vêtements appropriés
Tous les Indiana Jones du monde vous le diront, pour ne pas attirer les moustiques, la meilleure solution consiste à ne pas laisser trop de peau à découvert. Choisissez des vêtements clairs et légers. Évitez le jeans et les couleurs foncées. Ces dernières amplifient l’émission de chaleur, et par le fait même, le rayonnement infrarouge qui est responsable de l’attraction des moustiques. Dans les cas extrêmes ou pour bien protéger un enfant, le chapeau et la casquette moustiquaire, dotés d’un filet pour recouvrir le visage et le cou, assurent une excellente protection.
La chasse aux moustiques
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Les moustiques sont parfois si voraces qu’ils parviennent à nous piquer même à travers nos vêtements. Dans ce cas, n’hésitez pas à recourir aux produits répulsifs. Une très grande variété de produits est disponible sur le marché. Leur efficacité varie beaucoup, cependant.
De plus en plus d’adeptes de plein air ne jurent que par les répulsifs doux et naturels, comme la citronnelle ou la lavande. Il y a aussi le fameux Skin-so-Soft de Avon, cette huile parfumée pour le corps qui a acquis la réputation de faire fuir les mouches. L’appréciation de ces produits demeure toutefois assez mitigée.
D’autres, n’utilisent que les produits à forte concentration de DEET (diethyl-toluamide), l’agent actif des chasse-moustiques. Ces produits sont certes très efficaces, mais ils peuvent représenter un danger pour la santé. Avant d’être un répulsif, la fonction première du diethyl-toluamide est d’être un dissolvant à plastique. Avez-vous vraiment envie de vous décaper la peau?
Selon les produits, la concentration de DEET peut varier de 5% à 95%. Jean-Pierre Bourassa, biologiste à l’Université du Québec à Trois-Rivières et auteur du livre Le moustique par solidarité écologique, recommande de ne pas dépasser une concentration de 5% à 8%. «C’est aussi efficace – cela tient les insectes à 10-15 cm de la peau – mais l’effet dure moins longtemps. Il faut donc en remettre aux demi-heures.»
Les moustiques, Bayard Canada jeunesse, collection Petit Monde Vivant, 2006
Au pays des insectes, Milan, Antoine Valladares Lionel Brin, 2006