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Pourquoi faire une relâche scolaire?

Éducation

Parents : Documentation : Éducation : Pourquoi faire une relâche scolaire?

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Sylvie Laplante

Photo : © 2001-2002 www.arttoday.com

La question semble banale, mais peu de parents en connaissent la réponse : qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer la relâche scolaire?

Eh bien, il semble que la raison d’être de ce congé précurseur du printemps va de soi! «On a constaté qu’à cette période de l’année, les enfants (tout comme les adultes, d’ailleurs !) sont fatigués et qu’ils ont besoin d’un temps d’arrêt avant d’entreprendre la dernière partie de leur année scolaire, répond simplement Denis Pouliot, directeur des communications de la Fédération des commissions scolaires du Québec. M. Pouliot ajoute tout de même que cette constatation s’appuie sur des études dans lesquelles des psychologues ont bien identifié ce besoin et démontré ses bienfaits. On sait, par exemple, qu’avant que cette pratique ne se soit généralisée au Québec, au début des années quatre-vingts, le taux d’absentéisme était à la hausse dans les classes.

Tous en chœur : pour ou contre?
Bien avant que les écoliers québécois n’entrent dans la ronde, ce congé scolaire faisait déjà partie des mœurs chez nos cousins français et nos voisins américains… vous savez, le fameux «spring break»! Chez nous, la relâche a généralement lieu la première semaine de mars, bien que le choix des dates relève de chaque commission scolaire. Certaines, de plus en plus rares, optent pour la dernière semaine de février. Mais, il est intéressant de savoir que l’on ne privilégie pas le début du mois sans raison. «Il y a là une préoccupation envers les familles plus démunies pour qui ce moment est plus propice au point de vue financier», précise Denis Pouliot. Et le fait de choisir une date commune facilite les réunions de famille et d’amis ou encore les échanges de services de gardiennage entre parents. «C’est une belle occasion de se retrouver en famille», ajoute M. Pouliot. Beaucoup de parents, qui peuvent se le permettre, en profitent pour prendre des vacances d’hiver avec leurs enfants, qu’ils optent pour la neige ou le soleil du Sud.

L’industrie touristique profite d’ailleurs largement de ce congé. Seule ombre au tableau, selon les associations de centres de ski et d’hôteliers, la relâche serait encore plus rentable si elle s’étalait sur deux, voire quatre, semaines. L’industrie touristique a même formé un regroupement pour la modification du calendrier scolaire. Le regroupement maintient aussi que le fait de débuter les classes plus tôt, à la fin août plutôt qu’après la fin de semaine du travail, pour permettre une semaine de relâche en hiver, a aussi des conséquences sur la prise de vacances estivales.

Quel est le calendrier scolaire?
Mais, comme le rappelle le porte-parole de la Fédération des commissions scolaires du Québec, la préoccupation première doit rester le bien-être des enfants et on ne doit pas affecter la quantité totale d’heures de classe. Déjà qu’avec les journées pédagogiques, plusieurs parents ont l’impression que leurs enfants ne passent plus assez de temps sur les bancs d’école.

Alors, à quoi ressemble-t-il ce calendrier scolaire? Bien qu’il varie un peu d’une commission scolaire à l’autre, prenons l’exemple de la Commission scolaire de Montréal pour l’année 2001-2002. Il contient 200 jours de travail pour les enseignants et 182 jours de classe pour les élèves; 6 journées pédagogiques sont déterminées par la commission scolaire en début et fin d'année et 12 sont déterminées par chaque école.

Selon M. Pouliot, la semaine de relâche n’est pas l’objet de critiques de la part des parents. Bien qu’il admette que cela demande plus d’organisation pour ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir prendre des vacances avec leurs enfants, il semble que ce congé scolaire soit entré tout simplement dans nos coutumes.

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