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Ostéopathie

Santé

Parents : Documentation : Santé : Ostéopathie

Pascale Pontoreau

Photo : © 2001-2003 www.arttoday.com

L'ostéopathie a le vent en poupe. De plus en plus de médecins généralistes et spécialistes en recommande la consultation dans toutes sortes de situation. Si l'endémique mal de dos demeure la première cause de visite chez l'ostéo, de plus en plus de mamans y conduisent aussi leur tout jeune bébé. François Amigues, un ostéopathe montréalais nous fait découvrir sa profession.

En 1873, le médecin américain Dr Andrew Still est convaincu que l’os est le point de départ des causes pathogènes. Après maintes recherches, il énonça la première loi fondamentale de l’ostéopathie : la structure gouverne la fonction. Selon lui, une mauvaise posture ou des émotions négatives imposent des contraintes à l’ensemble de l’organisme. Les manipulations ostéopathiques réajustent l’appareil musculosquelettique en éliminant ces contraintes.

« Traduit en clair : les ostéopathes travaillent le corps comme un ensemble. Ils pratiquent une médecine manuelle globale, » comme l’explique François Amigues.

Depuis les années 90 en Angleterre et depuis 2000 en France, la médecine traditionnelle a ouvert ses portes aux ostéopathes reconnaissant leur complémentarité. « La médecine traite les symptômes et en annule les effets; l’ostéopathie travaille sur la racines des symptômes. » Et puis en Europe, les traitements ostéopathiques font maintenant l’objet d’études scientifiques qui témoignent, preuves à l’appui, de leurs résultats et leur efficacité.

Chiro, masso, ostéo ?
« L’ostéopathe pose des touchers qui ne sont pas des « techniques » contrairement aux massothérapeutes ou aux chiropraticiens. Il pose des gestes qui lui permette d’écouter le corps. Dès lors, il établit un dialogue avec les tissus et, à l’aide de pressions douces, il normalise en superficie ou en profondeur le système global corporel. »

« L’ostéopathe est censé redonner sa puissance au système d’autorégulation du corps. Par définition, le corps est en santé, quand cette santé est altérée, le corps puise dans ses ressources immunitaires pour retrouver sa santé initiale, l’ostéopathe va supporter le corps dans cette tâche. De ce fait, les ostéopathes, comme les homéopathes, sont de véritables experts en médecine douce, et ne posent pas de diagnostics. Les massothérapeutes, les chiropraticiens et les infirmières par exemple, sont plutôt des techniciens para-médicaux. »

Comment choisir son ostéo ?
« La priorité va à l’efficacité et à la satisfaction immédiate. Le client doit être content des résultats et doit apprécier humainement l’ostéopathe qu’il a choisi. Il doit y avoir une confiance et une bonne interaction entre eux. »

« Aussi, l’ostéopathe doit rencontrer des exigences éthiques : un client ne devrait jamais être vu à moins de 7 jours d’intervalle. Et idéalement, le client devrait attendre trois semaines à un mois avant de reprendre un rendez-vous, histoire de laisser à ses tissus le temps de réagir. Un ostéo qui propose une série de rendez-vous d’entrée de jeu n’est peut-être pas le meilleur ! C’est un travail de longue haleine.»

« Comme il travaille le corps avec une approche globale, l’ostéopathe a forcément une excellente connaissance de l’anatomie – au moins aussi bonne que celle d’un chirurgien par exemple – et de la physiologie humaines. Cette formation lui permet d’avoir un haut niveau d’échanges avec ses collègues des médecines douces mais aussi avec les médecins allopathes. Et aujourd’hui, de plus en plus de dentistes, d’optométristes, d’orthophonistes, de chirurgiens et de médecins travaillent en collaboration avec des ostéopathes ce qui permet un meilleur rétablissement des clients puisqu’il libère le processus d’autorégulation du corps à son niveau le plus profond.»

Comment se déroule une séance ?

  • A priori, l’ostéopathe n’a pas besoin que son client se déshabille.
  • La séance dure environ 1 heure.
  • Et coûte autour de 70$ pour les adultes.

Pourquoi ça marche si bien chez les enfants ?
« Avant son troisième mois de vie, l’ossification du crâne d’un bébé est incomplète, donc les manipulations et les ajustements crâniens vont avoir des incidences sur sa vie en général. Ils permettent entre autres de normaliser tout de suite d’éventuels problèmes et spécialement, tous ceux dus à des compressions crâniennes associées à la naissance. »

« Jusqu’à 6 ans, le système osseux de l’enfant se solidifie. Il garde donc une grande malléabilité du corps. Là encore, les manipulations fonctionnent bien et permettent de corriger des attitudes qui risques de s’aggraver avec l’âge (comme la scoliose par exemple) surtout quand on en constate déjà les symptômes. »

« À partir de 6 ans, le système osseux de l’enfant se densifie très rapidement se qui permettra un développement du système musculaire. On peut dès lors travailler sur des lésions éventuelles plus profondes. »

Les 3 approches ostéopathiques

  • sur le système ostéo-articulaire (entorse) : qui consiste à effectuer des ajustement à l’intérieur de l’amplitude articulaire; Jamais un ostéopathe ne dépassera cette limite ce qui garantit une totale sécurité.
  • sur le système viscéral (infection, luxation, vertèbre qui pince un nerf) : l’impact sur le système organique permet d’avoir une action ostéo-articulaire ou neurologique.
  • sur le système neuro-hormonal (vertèbre bloquée, problème psychologique, etc.) : le travail sur le cerveau et la moëlle épinière grâce à des manipulations de la région cranio-sacrée normalise les fonctions cardiaques ou digestives par exemple.

« C’est la lecture du corps en début de séance qui nous indique lequel de ces trois traitements est le plus approprié. »

François Amigues est ostéopathe à Montréal. Il a été formé en France, en Angleterre et au Québec. Il est spécialisé dans le suivi des grossesses et le traitement des tout-petits enfants. Il organise les 2,3 et 4 mai prochain, à la Bibliothèque nationale, le 2ème Symposium international en périnatalité de Montréal (information au (514) 381-8401) qui réunira les plus grands maîtres de l’accouchement et de la période périnatale.


Article – Dernière mise à jour le 2/17/2006

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