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Pascale Pontoreau
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Le plus dur depuis la séparation ?
L'argent ! À l'époque j’avais choisi d'étudier en priorité (j'ai commencé mon bac lorsque ma fille avait un an et terminé mon doctorat lorsqu'elle en avait 10), ce qui n'est pas très payant; Et puis, j'étais trop naïve pour demander ce que la plupart des mères demandent : une pension alimentaire qui équilibre le mode de vie chez maman et chez papa! Mais à vrai dire je n'ai jamais manqué de rien, donc le problème d'argent était davantage un problème psychologique de stress continu qu'un problème concret. J'ai toujours été bien entourée et j'ai toujours travaillé, au travers mes études à temps plein, au moins 2 jours par semaine pour arriver.
La question n'est quand même pas là. La question est de savoir si les choses ont un sens. Pour moi, faire tout cela avait un sens car ça me garantissait, ainsi qu'à ma fille, un avenir libre de soucis financiers. C'est pourquoi j'avais l'énergie qu'il fallait. Si j'avais été destinée à travailler comme une folle pour payer la garderie et de maigres épiceries toute ma vie, comme c'est le cas de plusieurs femmes, je m'en serais beaucoup moins bien sortie côté moral.
Vos trucs dans la déprime ?
Je me suis toujours accordé au moins une semaine de vacances seule l'été (en empruntant la voiture de ma mère!). Et en général, je n'ai jamais hésité à me considérer comme une femme d'abord, et ensuite comme une mère. C'est un bon antidote à la dépression!
De l’aide supplémentaire ?
Surtout auprès d'amies dans la même situation. Écoute, échange de services, temps partagé de maman au parc, soupers, bref de petits moments qui sortent de l'isolement et nous font garder le cap sur le sens des choses et sur le sens du mot relativité...
Et aujourd’hui ?
Le drame, pour moi, a été évité parce que je suis demeurée une femme avant d'être une mère.