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Josette Charpentier, éducatrice prénatale
L’injection d’un soluté de glucose sert à nourrir et à hydrater la femme en travail car il lui est souvent interdit de manger et de boire à ce stade de l’accouchement. C’est aussi un moyen de garder la veine ouverte dans l’éventualité où il deviendrait nécessaire de lui administrer rapidement des médicaments.
Certains hôpitaux utilisent un petit tube inséré dans la veine et maintenu en place par un ruban adhésif (heparin lock).
La provocation du travail par des moyens artificiels, habituellement par un soluté contenant de l’ocytocine synthétique (Syntocinon). L’ocytocine est une hormone produite par le corps qui déclenche des contractions utérines. En général, un travail provoqué implique une rupture artificielle des membranes. L’ocytocine synthétique peut aussi être utilisée pour stimuler un travail qui s’est déclenché spontanément.
Il existe aussi d’autres moyens pour provoquer le travail, par exemple le gel de prostaglandine (prépidil), qui produit une maturation du col préparatoire au déclenchement du travail. Il a été démontré qu’employé de cette manière, ce gel produit généralement un meilleur déclenchement du travail chez la patiente dont les caractéristiques physiques ne sont pas favorables au déclenchement conventionnel. Le gel de prépidil pourrait provoquer un travail en très peu de temps après son administration (3 à 6 heures).
Le cervidil (prostaglandine) est un autre moyen efficace pour produire une maturation du col. Le cervidil est une insertion vaginale, contenue à l’intérieur d’un système de retrait en polyester à maille (tampon vaginal), qui est placée transversalement dans le cul-de-sac postérieur du vagin. Il doit être retiré 12 heures après son insertion, dès que le travail est amorcé ou en cas d’hyperstimulation utérine.
Le ballonnet est un autre moyen efficace et non douloureux. On insère dans le col dilaté une petite sonde par laquelle on injecte de l’eau stérile afin de faire gonfler le bout du ballonnet; ce qui permet au col de se dilater légèrement et de faciliter une induction à l’aide de l’ocytocine ou une simple rupture artificielle des membranes.
Un instrument semblable à un crochet est inséré dans le col dilaté afin de percer les membranes. Cette intervention est parfois utilisée pour provoquer un travail, mais plus souvent dans le but de stimuler un travail en cours. Après que les membranes soient rompues, les contractions augmentent en raison de la pression plus grande qu’exerce la tête du bébé contre le col. Habituellement, les membranes se brisent spontanément en cours de travail, mais elles peuvent rester intactes jusqu’à la fin de l’accouchement. Cette procédure, qui n’est pas douloureuse, est aussi souvent pratiquée afin de placer un moniteur interne (électrode sur la tête du bébé).
Prendre un bain-tourbillon augmente l’intensité des contractions tout en permettant à la mère de se détendre, ce qui s’avère très avantageux dans les cas de dystocie (arrêt de la progression du travail).
Le moniteur est un instrument qui enregistre les battements du cœur fœtal et l’intensité des contractions utérines. Il existe deux types de moniteur: l’externe, qui enregistre grâce à deux électrodes attachées au ventre de la mère et l’interne, qui doit être relié directement au cuir chevelu du bébé (ce qui implique que les membranes soient rompues).
L’expérience ne démontre aucune différence quant à l’état de santé du nouveau-né selon qu’il ait été surveillé à l’aide d’un moniteur fœtal plutôt qu’à l’aide d’une auscultation régulière. On note une augmentation du taux de césarienne lié à l’utilisation du moniteur fœtal. De plus, le bruit rythmé de cet appareil et son aspect rébarbatif créent chez la plupart des femmes une anxiété nouvelle tandis qu’une présence humaine (auscultation) a plutôt un effet apaisant.
Les analgésiques servent à réduire, abolir ou à modifier la perception de la douleur chez la femme, sans que celle-ci ne perde conscience. Ils favorisent une détente entre les contractions et aident la mère à se sentir plus à l’aise et à mieux contrôler ses contractions. Le calmant (démérol, nubain, fentanyl, morphine) peut être administré par injection intraveineuse ou intramusculaire.
La péridurale (ou épidurale) soulage la douleur pendant les phases actives de l’accouchement en créant un blocage des impulsions nerveuses, ce qui entraîne la perte de la perception de la douleur. Ce type d’anesthésie agit du bas des seins jusqu’aux chevilles.
De plus, l’application des forceps ou des ventouses est plus fréquente suite à la péridurale en plus de l’épisiotomie. La péridurale implique un soluté, un moniteur fœtal, et souvent, une stimulation des contractions (syntocinon) de même que l’impossibilité d’accoucher dans la position de son choix. On constate également une augmentation du taux de césarienne dû à la péridurale.
L’épisiotomie est une incision de 2 à 6 cm qui est pratiquée dans le périnée, c’est-à-dire à travers les muscles et la peau qui séparent le vagin de l’anus, en vue d’agrandir l’orifice vaginal lors de l’accouchement. Il existe différents types d’incision: l’épisiotomie médiane et médiolatérale. L’épisiotomie est justifiée dans les cas de naissance de grand prématuré, souffrance fœtale importante, pose des forceps, fatigue excessive de la mère.
Il s’agit d’un instrument servant à tirer le bébé hors du vagin quand les efforts naturels de la mère ne suffisent pas. On peut aussi utiliser les forceps pour faire faire une rotation au bébé afin de le placer dans une meilleure position. L’identification d’une souffrance fœtale, qui peut s’exprimer par l’expulsion de méconium avant la naissance, justifie l’utilisation des forceps.
Il s’agit d’une cupule métallique qu’on applique sur le crâne du fœtus. Un tube de caoutchouc la relie à une ventouse qui exerce sur la tête du bébé des tractions synchronisées avec les contractions utérines, facilitant ainsi la descente du bébé. Quand le fœtus est trop haut, la ventouse peut-être utilisée à la place des forceps qui pourraient alors être dangereux. La ventouse occupe moins d’espace dans le vagin que les forceps et ne nécessite pas toujours une anesthésie locale.
Pour cette intervention, on insère une aiguille dans un guide afin de protéger les parois vaginales et de contrôler la profondeur à laquelle sera faite l’injection. L’aiguille est introduite dans le vagin jusqu’à l’épine sciatique où elle pénètre la paroi vaginale à l’endroit où passe le nerf honteux. L’anesthésiant utilisé est la xylocaïne.
L’anesthésie locale se pratique en injectant un anesthésiant dans les régions intracutanée, sous-cutanée et intra musculaire du périnée. Elle est habituellement effectuée lorsque l’on doit réparer la coupure ou la déchirure du périnée. Cette technique simple est exempte de complication.
Le seul désavantage de l’anesthésie locale est de nécessiter une importante quantité de solution. Certains médecins procèdent à ce type d’anesthésie avant la présentation de la tête fœtale; ceci est à éviter, car les tissus périnéaux n’ont alors aucune élasticité, et les risques de déchirure s’en trouvent augmentés.
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