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Les 10 règles d'or du bon intervenant durant l'accouchement

Grossesse

Parents : Documentation : Grossesse : Les 10 règles d'or du bon intervenant durant l'accouchement

Selon un accouchement avec poussée physiologique:

  1. Donnez beaucoup d'information sur la poussée avant l'accouchement. Expliquez les deux types de poussées différentes. Parlez des sensations qui apparaîtront au moment de la poussée:
    • envie irrésistible de pousser
    • respiration qui commence à s'entrecouper
    • pression ressentie dans le vagin et dans l'anus
    • douleur ressentie à ce moment
    • étirement des tissus et sensation de brûlure au moment du couronnement
  2. Si vous ne suivez pas la cliente pendant la période prénatale et ne la voyez qu'à l'accouchement, il y a toujours moyen de la guider vers une poussée plus détendue. Voyez les instructions qui suivent.
  3. Lors de l'accouchement, quand le moment de la poussée est venu, évitez de trop intervenir et de prendre le contrôle. Aidez plutôt la patiente à identifier ce qui se passe dans son corps. Laissez-lui découvrir sa propre manière de faire sans lui en imposer une. Vous pouvez toujours apporter suggestions.
  4. Évitez de la faire pousser trop tôt même si son col est complètement dilaté. N'oubliez pas le repos physiologique normal d'environ 20 minutes après la dilatation complète. La dilatation complète n'est pas nécessairement une indication qu’il faut commencer à pousser. Il faut d'abord que la présentation, la tête du bébé, descende à une station d'environ +1 ou plus bas pour provoquer ce besoin de pousser.
  5. Si la dilatation n'est pas complète et que la patiente commence à ressentir des envies de pousser, rappelez-lui de bien respirer plutôt que de lui interdire de pousser.
  6. Encouragez les changements de position et les positions verticales plutôt qu'une position unique, d'autant plus que la poussée peut facilement durer deux heures pour un premier bébé.
  7. Évitez de tomber dans une poussée sportive. Rappelez-vous l'importance de ne pas hâter la poussée. Découvrez avec la patiente le rythme que ses contractions lui imposent. Apprenez à tout simplement être présent tout en enregistrant régulièrement le cœur fœtal et les signes vitaux de la mère et du bébé. Les actions concrètes suivantes peuvent s'avérer d'une grande aide pour la mère:
    • masser les jambes et les cuisses de la mère qui sont souvent endolories pour éviter les crampes au moment de la poussée;
    • éponger le front, le cou, la nuque et le visage avec une débarbouillette d’eau fraîche. La mère a souvent très chaud au moment de la poussée et elle appréciera non seulement quelques gorgées d'eau, mais un ou deux grands verres d'eau (même si elle ne pouvait plus rien tolérer au moment de la transition);
    • appliquer des compresses d'eau chaude sur le périnée.
  8. Enfin, il faut éviter d'être en attente devant la mère et de «focusser» sur la tête qui doit descendre à tout prix à chaque contraction. Durant la poussée, à chaque mouvement que la tête du bébé fait en avant, elle recule d'un pas. C'est une adaptation physiologique nécessaire pour le bébé. Tentez de détendre l'atmosphère et laisser la mère faire son travail sans lui faire perdre sa concentration.
  9. Évitez tout simplement le mot «pousser» et utilisez plutôt le mot «ouvrez grand, un peu plus, laissez aller, détendez le périnée, la bouche et la mâchoire».
  10. Quand les interventions précédentes n'ont pas de succès, on peut toujours recourir à une poussée plus forte et/ou à des interventions médicales appropriées selon le contexte.

      France Paquin est infirmière (B.Sc) et sage-femme.

      Références: Maggie, M.M, Relationship between intrauterine pressure and the bearing-down reflex. Master’s thesis. Chicago, Illinois. Graduate College of the University of Illinois, Departement of nursing Sciences. 1982.

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