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Le sport, les loisirs... et l'école

Loisirs

Parents : Documentation : Loisirs : Le sport, les loisirs... et l'école

Pascale Pontoreau

Constats
Le cadre d’intervention du gouvernement en 1995
Jeunes espoirs
Plan d’action en matière de loisir, de sport et d’activité physique (mai 2000)

Photo : Pascale Pontoreau

Constats

  • «L’éducation physique est la matière scolaire la plus populaire auprès des élèves du primaire au Québec;»
  • «Tandis que les élèves de 1e, 2e et 3e année de primaire bénéficient de 120 minutes hebdomadaires de sport, ceux de 4e, 5e et 6e n’ont droit qu’à 60 minutes;»
  • «Il est prouvé que l’éducation physique régulière, voire quotidienne, en milieu scolaire est bénéfique pour le jeune et permet d’augmenter ses résultats académiques dans les autres matières;»
  • «Chaque année, les parents sont déçus de constater que l’école en général n’arrive pas à combler les besoins des enfants dont le champ d’intérêt est étendu.»

Lire les propositions de Yves Potvin

Le cadre d’intervention du gouvernement en 1995

Définition
Sports et loisirs : même combat! «Si sur le plan social, le loisir peut être perçu comme un élément déterminant du bien-être collectif, (…) une grande part de la pratique sportive s’exerce dans un contexte récréatif.» Toutefois, «de par la spécificité de sa forme de pratique visant la performance de haut niveau, le sport est généralement associé de façon plus étroite à des valeurs individuelles et collectives, tels le dépassement, la saine condition physique, l’esprit sportif, la fierté et le sentiment d’affiliation.»

Objectifs (tels qu’énoncés en 1994 par le ministère des Affaires municipales)

  • Assurer le développement et la promotion du loisir et du sport
  • Veiller à ce que les athlètes québécoises et québécois aient accès à des services pour améliorer leurs performances
  • Intensifier la pratique populaire de loisirs et de sports
  • Accroître le nombre de citoyennes et citoyens dont la pratique récréatives et sportives dépasse le stade de la participation populaire
«L’activité physique est l’un des moyens les plus efficaces pour réduire les problèmes de santé, améliorer l’environnement et la qualité de vie.» Forum mondial sur l’activité physique et le sport, Québec , 1995.

Rappel

  • En 1990, la population québécoise a dépensé 6,9 milliards de dollars en biens et services de toutes sortes dans les domaines du loisir et du sport. Les dépenses gouvernementales et les investissements privés ont atteint presque 1,8 milliard de dollars. En 1993, le loisir et le sport représentaient 5,3% du produit intérieur brut québécois.
  • Alors qu’un intérêt croissant est porté aux activités dites «douces» de loisir, les plus jeunes se tournent plutôt vers les sports à risques dits «extrêmes».
  • Après une main mise du clergé sur les matières récréatives et sportives au Québec, la Révolution tranquille entend faire la promotion d’une conception libérale fondée sur le droit de toute citoyenne, tout citoyen, au loisir et aux sports. C’est la tenue des Jeux olympiques à Montréal en 1976 qui offre la conjoncture la plus profitable au développement du loisir et du sport. 
  • Avec l’accroissement de la pauvreté, on note une nette augmentation du temps libre accompagnée toutefois d’une diminution de l’accessibilité aux activités enrichissantes et valorisantes du loisir.
«Les exploits réalisés dans les domaines du loisir et du sport fournissent des modèles de comportement, encouragent au dépassement et suscitent la fierté et le développement du sentiment d’appartenance.» Cadre d’intervention gouvernementale en matière de loisir et de sport, Québec, 1995.

Conclusion

Pour satisfaire les besoins de la population, l’État est appelé à innover dans ses façons de faire, tout en visant une efficacité accrue de l’administration.

Le pouvoir municipal représente le pouvoir de décision le plus près de la population : il est le mieux placé pour reconnaître ses besoins et le plus en mesure de prendre les moyens appropriés pour les satisfaire. (Trois changements de ministères plus loin, où sont passées ces belles résolutions?, NDLR)

Le milieu de l’éducation détient la clé d’éléments essentiels au développement du loisir et du sport. Il favorise le dépassement dans les pratiques récréatives et l’excellence dans les activités sportives; il forme des spécialistes et demeure le gardien d’équipements spécialisés.

Jeunes espoirs

  • Conseiller à la direction du sport et de l’activité physique au ministère des Affaires municipales en 1997, Denis Paquet explique : «L’objectif des programmes Sport-études est de permettre aux athlètes d’élite de réussir leurs études tout en continuant leur entraînement intensif, essentiel à leur progression sportive.»
  • Les athlètes doivent avant tout obtenir de bons résultats en classe et s’entraîner entre 12 et 15 heures par semaine. La plupart complètent un DEC en trois ans à raison de quatre cours par session.
  • Les projets sont accessibles dès le secondaire dans pratiquement toutes les régions du Québec et desservent pour les plus jeunes les catégories «espoir», et chez les plus âgés «relève», «élite» ou «excellence».
  • Depuis 1985, le nombre d’élèves admis aux programmes Sport-études à plus que doublé, la variété des disciplines s’est élargie et le niveau de performance s’est très nettement amélioré puisque plusieurs athlètes se sont rendus à des compétitions olympiques.

Lire les commentaires d’André Bérubé

Plan d’action en matière de loisir, de sport et d’activité physique

Lors de son allocution prononcée le 25 mai 2000, le ministre délégué à la Santé, aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse et ministre responsable de Loisir, du Sport et du Plein-air, monsieur Gilles Baril a fait preuve de bon sens. Aura-t-il les moyens de mettre à exécution ses ambitions?

Quatre orientations

  • Lutter contre la sédentarité et contribuer à améliorer le mieux-être de la population 
  • L’athlète : au cœur de nos préoccupations
  • Accentuer le leadership, la promotion, la visibilité et le rayonnement du Québec
  • Consolider le soutien aux partenaires en loisir et en sport

Un lot de moyens tel que

  • Soutenir l’accessibilité aux activités
  • Renforcer la capacité des fédérations à recruter des membres
  • Octroyer des mesures fiscales aux athlètes de haut niveau
  • Affirmer la personnalité du Québec sur la scène internationale
  • Accueillir plus d’événements internationaux
  • Consolider la place des unités régionales
  • Octroyer des investissements supplémentaires de 7,2 millions de dollars

L’allocution est disponible dans son intégralité sur le site du ministère de la Santé et des Services sociaux, dans les pages réservées au ministre délégué, section Allocution.

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