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Le racisme et les jeunes enfants

Service de garde

Parents : Documentation : Service de garde : Le racisme et les jeunes enfants

Alma Estable et Mechthild Meyer

Photo : © 2001-2002 www.arttoday.com

Le racisme blesse les enfants et a des répercussions sur eux dès leur plus jeune âge. Bien que cela puisse sembler difficile à croire, les enfants au Canada commencent à afficher des préférences raciales dès l’âge de trois ou quatre ans. Ces préférences sont «acquises non pas tant à cause des contacts qu’ils ont avec les membres d’autres groupes raciaux, mais à cause de leur exposition aux attitudes dominantes à leur sujet». Le racisme empêche les enfants d’avoir accès à la gamme complète des réalisations, des cultures et des civilisations humaines. Il bloque leur capacité d’utiliser pleinement leurs ressources. Il leur transmet de fausses informations sur le monde, sur son économie et sur son histoire.

En quoi le racisme fait-il tort aux enfants de couleur?

Pour beaucoup d’enfants, la première expérience de la haine raciale se produit au contact d’enfants à l’extérieur de leur milieu familial, que ce soit au terrain de jeux, dans la cour d’école ou dans la rue. Ces rencontres ébranlent leur estime de soi et limitent leurs choix dès leur jeune âge.

«Je me revois à l’âge de sept ans acculée au mur du pavillon mobile de l’école par presque tous mes camarades de deuxième année, qui se moquent de moi et me crient: «Regarde-toi, tu as l’air d’une n---- sur la photo de classe». Une foule de petits visages blancs me regardant avec haine et mépris à cause de ma peau noire, de mon gros nez et de mes cheveux noirs épais.»

«Son ami était blanc. Son ami a commencé à me traiter de tous les noms… Je n’avais jamais entendu les mots «stupide» et «ce mot-là», alors je me suis contenté de m’asseoir et de les regarder aller à bicyclette. Quand j’ai commencé à fréquenter l’école, j’ai découvert le sens de ces mots-là. Lorsque je suis allé au Centre Tubman, j’ai compris qu’ils voulaient dire que nous étions laids et qu’ils étaient beaux.»

Le racisme peut être si inattendu et si douloureux pour les jeunes enfants qu’ils préfèrent n’en parler à personne. Lorsque les enfants sont victimes de violence, de la part d’individus ou du système social, ils peuvent avoir du mal à comprendre pourquoi une telle chose leur arrive et ne pas savoir comment obtenir de l’aide, même de leurs parents.

«L’école a été une expérience des plus affreuse… d’abord, parce que j’étais la seule enfant noire dans toute l’école cette année-là. En plus, j’étais confrontée à un groupe d’enfants plus âgés qui avaient l’habitude de faire un cercle autour de moi et de me crier n----, n---- sans arrêt jusqu’à ce que je me mette à pleurer. C’était terrifiant pour moi et je me sentais complètement prise au piège. Je ne sais vraiment pas comment je m’en suis tirée à l’école cette année-là et je ne pense pas t’avoir dit, maman, tout ce qui est arrivé.»

«Te souviens-tu quand je suis rentré à la maison en pleurant en troisième année parce que la maîtresse avait été injuste envers moi?… Je ne t’ai jamais dit pourquoi j’étais si bouleversé, mais je l’étais parce qu’elle nous avait lu Les cinq frères chinois, et tous les enfants avaient ri de la stupidité des Chinois. Cette histoire-là m’avait blessé et quand j’ai essayé de lui en parler, elle s’est moquée de moi.»

Beaucoup d’enfants minoritaires s’aperçoivent que les adultes blancs qui occupent des postes de pouvoir ne les protègent pas contre les insultes ou les actes racistes dirigés contre eux.

«Où un enfant de quatre ans peut-il bien apprendre les injures raciales et les paroles haineuses qu’il utilisait chaque jour contre moi? C’est un des rares souvenirs qui me restent de cette époque. J’en ai un autre du même genre, cette maîtresse si douce, si gentille, qui n’a jamais rien fait pour m’aider.»

«Il y a quelques années, il y a eu une querelle devant notre maison. Les Blancs sont allés au cinéma Naaz et ils ont commencé à agacer les gens de couleur. Une bagarre a éclaté. Quelqu’un a appelé la police… Devant les policiers, ils ont fait semblant de comprendre et ils ont arrêté de se battre. Après le départ de la police, la bagarre repris de plus belle.»

La marginalisation des gens de couleur dans la société canadienne a son pendant dans le monde de l’éducation et des services de garde à l’enfance. Le racisme systémique fait rage dans le système d’éducation. Il conduit à placer les enfants de minorité raciale dans des classes spéciales et à les couper de l’apprentissage théorique et des programmes d’étude renforcés. Beaucoup d’enfants de couleur son maintenus à l’écart de la réalisation de soi et de la réussite intellectuelle et financière par le système d’éducation.

«À l’école, on ne m’a rien appris au sujet des Noirs… Je ne savais pas qu’il y avait des scientifiques et des inventeurs parmi les Noirs.»

«À l’école, le même message était donné à tous les élèves. C’était une honte d’être Autochtone parce que nous faisions partie d’une race de gens faibles, déficients et indignes d’occuper une place de choix dans la société!… L’école, d’un point de vue éducatif, n’a pas atteint son but. On ne donnait pas aux enfants la formation voulue pour leur permettre de réaliser leur plein potentiel. Tout ce qu’on nous enseignait , c’était à nous soumettre à la société dominante qui nous reléguait dans des rôles de bonnes ou de valets.»

«Les Noirs font l’expérience du racisme. Fondamentalement, ce n’est pas le cas des Blancs qui reçoivent un meilleur traitement à l’école… Même les professeurs se disent: «C’est un Noir, il mérite d’être mécanicien», mais les Blancs, ils les préparent à devenir politiciens, médecins ou avocat.»

Certains enfants réagissent avec frustration et colère face au traitement injuste qu’on leur réserve. Beaucoup d’autres se referment sur eux-mêmes parce qu’ils sont marginalisés. Certains peuvent développer une sorte d’autonégation, refusant de s’associer avec des personnes de couleur et désirant devenir «blancs».

«Rahul, qui avait alors à peine quatre ans, se tenait debout dans la salle familiale au sous-sol, recouvert de talc de la tête aux pieds. Il disait à sa mère: «Maman tu devrais le faire toi aussi; tes cheveux et tes poils deviendront dorés».

«Quand je me souviens de mes amis indiens, je me sens coupable. Nous étions des alliés dans notre jeunesse en tant que parias. Pourtant, j’étais toujours soulagé quand c’était eux qu’on attaquait plutôt que moi. «Heureusement que je ne suis pas Noir, me disais-je». J’avais le sentiment d’être «comme les autres», c’est-à-dire Blanc. Nous essayions tous de ne pas être différents. Comme c’était terrible de devoir réprimer les paroles de défense qui me venaient à l’esprit pour ne pas me faire remarquer par les tyrans. Pourquoi fallait-il tant souffrir en silence?»

Les stéréotypes racistes à propos des immigrants et des groupes minoritaires peuvent amener certains enfants à rejeter leurs parents, dans l’espoir que cette attitude les aidera à s’intégrer.

«Je me rappelle une certaine nuit passée en compagnie des Jeannettes. J’avais 10 ans. On mangeait des Rice Krispies que toi, - «ma mère», avais-je dit fièrement – avais préparés pour le groupe. Mais lorsque toutes ces enfants à la peau blanche ont examiné les friandises en grimaçant, puis ont recraché la bouchée qu’elles venaient de prendre, je me suis sentie humiliée. Plutôt que de te défendre, je t’ai ridiculisée. «Ma mère doit être la cuisinière la plus dégouttante au monde», ai-je dit en éclatant de rire, pour rompre le climat de tension. «Elle a dû mettre du cari là-dedans!», ai-je entendu une des filles s’écrier par-dessus nos rires. C’est bien ça – nos rires; le mien aussi.»

Même les stéréotypes que l’on dit positifs imposent des limites et font du tort aux enfants.

«Le premier obstacle que j’ai rencontré à l’école a été en maternelle. Il pleuvait et tout le monde faisait de la peinture au doigt sauf moi et la seule autre élève sino-canadienne de ma classe. On nous avait donné des jeux de calcul et de construction pour nous amuser. J’ai supplié ma maîtresse de me laisser faire de la peinture au doigt, mais elle m’a répondu que je ne le pouvais pas. Quand je lui ai demandé pourquoi, elle a dit que c’était parce que j’étais naturellement meilleure aux jeux de calcul et de construction… Elle me percevait comme une jeune experte en mathématiques et en sciences plutôt que comme une artiste en herbe… Elle a créé une barrière dans mon cheminement qui a stoppé mon apprentissage et mon évolution dans toutes sortes de domaines. »

La réalité du racisme fait en sorte que les parents des enfants de couleur doivent lutter contre l’expérience que font leurs enfants de la marginalisation et du rejet, à la garderie et à l’école, et qu’ils doivent travailler dur pour aider leurs enfants à maintenir une image de soi favorable.

Le racisme blesse-t-il les enfants blancs?

Oui, le racisme blesse aussi les enfants blancs, quoique de façon différente. Même les tout jeunes enfants sont conscients que le racisme existe et savent vers qui il est dirigé. Le racisme permet aux enfants d’être impunément cruels et mesquins envers les autres et de se montrer insensibles à leurs besoins. Il leur apprend que les adultes ne sont pas toujours justes et qu’on ne peut pas se fier à eux pour assurer la protection de tous les enfants. Il leur indique que les règles peuvent s’appliquer différemment selon les gens, non pas à cause de ce qu’ils font, mais à cause de leur couleur. Le racisme encourage les enfants blancs à accepter des privilèges immérités et à renoncer à leur instinct humanitaire qui les porterait à faire preuve de justice, de solidarité et d’égalité

Comme l’explique Abraham Citron: [traduction]

Le chauvinisme des Blancs donne à l’enfant l’illusion de faire partie de la seule race au monde qui existe, malgré son expérience du contraire… Les enfants qui grandissent avec cette idée sont privés d’occasions de croissance émotionnelle et intellectuelle, figés dans le développement fondamental du moi, de sorte qu’ils ne peuvent pas faire l’expérience de l’humanité ni l’accepter. C’est un trait de personnalité qui fait en sorte qu’il est fort possible d’instiller chez ces enfants un sentiment aigu de compassion envers les animaux et une peur et un rejet inconscients des différences chez les humains. Ces personnes ne sont pas du tout préparées à vivre et à agir avec un sens de l’appréciation ou de l’efficacité dans le monde d’aujourd’hui.

Pourquoi les spécialistes en services de garde à l’enfance devraient-elles s’inquiéter au sujet du racisme?

La qualité des services de garde que les enfants reçoivent au cours des premières années de leur existence a des effets à long terme sur leur développement. Gloria Roberts-Fiati a examiné l’incidence de la marginalisation et de la discrimination en bas âge sur l’apprentissage et la réussite des enfants afro-canadiens. Elle a constaté que lorsque les enfants évoluent dans des services de garde où leur groupe racial est sous-représenté dans les postes de pouvoir, ou relégué à la périphérie, les enfants commencent à intérioriser les valeurs négatives qui leur sont assignées, à eux et à leur groupe. L’expérience de la marginalisation peut être la norme pour de nombreux enfants de couleur. Par exemple, selon une autre enquête menée récemment, un grand nombre d’enfants sont dans une situation en garderie où ils sont les seuls à parler leur langue: à Toronto, Vancouver et Montréal, c’est le cas de 83% des enfants de l’Est asiatique et de 87% des enfants africains.

La préférence raciale et les stéréotypes peuvent être communiqués d’une façon subtile, qui échappe souvent à notre conscience. Les très jeunes enfants en particulier saisissent beaucoup plus d’indices à partir des actes commis autour d’eux qu’à partir des paroles échangées, puisque leur aptitude verbale commence à peine à se développer. Les études font voir que même parmi les enseignants et les intervenantes professionnelles bien intentionnées, il n’est pas rare de constater un traitement préférentiel.

C’est un fait bien connu que la façon dont les enseignantes communiquent et interagissent avec les enfants a un effet sur leur apprentissage de la langue, leur développement cognitif et leur compétence sociale. Toutefois, «dans la société canadienne, tout comme dans le système scolaire, les différences entre les gens sont souvent traitées comme des déficiences. Les enfants qui apprennent à se percevoir comme déficients se sentent inévitablement moins doués et perdent souvent le désir de faire un effort pour aller à la limite d’eux-mêmes. C’est un des effets les plus corrosifs du racisme au niveau individuel… »

Tout comme la sous-représentation et les différences dans les interactions entre enfant et adulte, les stéréotypes et les messages négatifs qui visent les gens de couleur dans les services de garde exposent les enfants à l’exclusion et au racisme. On trouve souvent des messages négatifs même dans des documents «multiculturels» comme des affiches et des livres d’images dans lesquels gravitent des personnages de diverses origines ethniques. Une étude entreprise récemment par un éducateur canadien, Andrew M.A. Allen, révèle que de nombreuses illustrations dans les livres multiculturels pour jeunes enfants présentent des Noirs aux traits exagérés ou assombris par les ombrages, vêtus de haillons ou à moitié dévêtus, à l’air déprimé et malheureux, ou affichant un large sourire benêt et amusant. Les gens de couleur y sont fréquemment représentés par des croquis plutôt que par des dessins réalistes détaillés (que préfèrent les jeunes enfants, selon la recherche), dans des teintes foncées et ternes. Le contexte de l’histoire est souvent inconnu des enfants d’un tel âge, comme la représentation de ghettos urbains stéréotypés, ou de dures conditions de vie sur des terres arides en milieu rural, marquées par la faim, l’esclavage et la souffrance. L’auteur laisse entendre qu’utiliser des livres multiculturels sans examiner soigneusement leur contenu et l’effet qu’ils peuvent avoir sur les enfants risque en fait de faire obstacle au développement de l’alphabétisme chez les enfants noirs plutôt que de favoriser leur développement cognitif et d’accroître leur motivation pour la lecture, tel qu’espéré.

Une enquête menée récemment par Judith Bernhard de l’Université York auprès des intervenantes en services de garde à l’enfance dans divers coins du pays a révélé que le système d’éducation de la petite enfance au Canada risque, dans la ligne des stéréotypes raciaux, culturels et sexistes d’avoir pour effet de renformcer les préjugés sociaux qui existent dans notre société. Les programmes en ÉPE ne sont pas encore parvenus à préparer les éducatrices à réagir favorablement à la diversité: 33% des personnes qui viennent d’obtenir leur diplômes ne se sentent pas prêtes à travailler avec des enfants de diverses origines culturelles.

La réaction des éducatrices aux idées et au comportement des enfants reflète souvent leur compréhension des besoins des enfants d’origine ethnique différente. Or, cette compréhension risque de ne pas être juste, mais stéréotypée. La recherche laisse entendre que le personnel des services de garde et les éducatrices ont souvent tendance à généraliser et à afficher une attitude superficielle envers les enfants minoritaires, et à mal saisir leurs besoins et leur stade de développement. En outre, il semble y avoir des différences dans le nombre et le genre d’interactions qui ont lieu entre l’enfant et l’adulte, en fonction de l’ethnie à laquelle appartient l’enfant.

La description des enfants par les intervenantes oeuvrant dans les services de garde à l’enfance n’est en fait pas la même, selon qu’il s’agit d’enfants appartenant au groupe majoritaire ou à un groupe minoritaire. Ces derniers sont davantage qualifiés d’obéissants, gentils et agréables de tempérament – un reflet possible de leur exclusion et de leur marginalisation.

Selon les éducatrices, les enfants de groupes minoritaires éprouvent davantage de difficultés que les autres à s’entendre avec les adultes et à s’affirmer, et ils font preuve d’un retard de développement linguistique et d’un manque de maturité.

Les éducatrices oeuvrant dans les milieux des services de garde à l’enfance perçoivent aussi différemment les familles d’enfants appartenant à un groupe minoritaire. Celles-ci sont décrites par les éducatrices comme ayant des difficultés à comprendre les buts du programme. Moins de la moitié (49%) de ces familles saisissent bien à leurs yeux les buts du programme comparativement aux deux tiers (66%) des familles du groupe majoritaire. Les contacts sont moins fréquents avec les familles des groupes minoritaires: 42% de celles-ci ont un contact minimal avec le centre ou les éducatrices comparativement à seulement 29% des familles du groupe majoritaire.

Enfin, les centre de garde à l’enfance sont l’un des endroits où les enfants font l’expérience, en plus de l’exclusion, de la marginalisation, des stéréotypes et des perceptions négatives des enfants et des parents, d’incidents à caractère racial. Le sondage Bernhard indique que plus de la moitié des parents de groupes minoritaires et 54% des éducatrices dans les services de garde à l’enfance ont vu des incidents raciaux se dérouler dans les centres. Ces incidents se répartissent comme suit: comportement verbal (45%), rejet ou exclusion (28%) et attribution de rôles stéréotypés (16%).

Les éducatrices ne savent pas toujours comment réagir, c’est bien là le problème. En fait, 20% de celles qui ont été témoins d’un incident racial ne sont pas intervenues. Parmi celles qui l’ont fait, la majorité (77%) ont parlé aux deux enfants impliqués. Très peu d’entre elles (14%) en ont fait une occasion d’apprentissage pour les autres enfants et un moins grand nombre encore (12%) ont sollicité d’une manière ou d’une autre la contribution de la famille des enfants. Seulement 6% ont consulté leurs collègues et une petite poignée (4%) ont rédigé un rapport sur l’incident (uniquement si elles l’ont jugé «suffisamment grave»).

Que faire?

Gloria Roberts-Fiati signale que «pour que les enfants se perçoivent sous un jour favorable, il est nécessaire qu’ils développement un sentiment d’appartenance et qu’ils se sentent compétents et dignes d’intérêt. Il est, par conséquent, important que les intervenantes et les éducatrices veillent à ce que le cadre d’apprentissage offert aux enfants minoritaires, surtout en bas âge, respecte ces besoins sur le plan du développement.» C’est dire qu’il faut, par exemple, que les éducatrices tout comme les décorations au mur, les objets suspendus au plafond, la nourriture, les livres et le matériel placés dans les centres récréatifs, témoignent de la diversité des origines raciales et culturelles des enfants qui utilisent le centre. En outre, il est important d’évaluer nos stéréotypes (souvent inconscients) au sujet des gens appartenant à des groupes différents en vue de les éliminer, et de découvrir des façons de mettre à l’épreuve nos valeurs et celles des gens qui nous entourent afin de bâtir une société et des milieux des services de garde à l’enfance englobants et non racistes dans lesquels tous les enfants reçoivent l’attention voulue et peuvent s’épanouir.

Alma Estable, M.Sc.soc., et Mechthild Meyer, M.Éd., ont donné des ateliers de formation pour vaincre le racisme à des spécialistes et à des groupes communautaires pendant de nombreuses années. Travaillant avec des intervenantes et des éducatrices en milieu de garde à l’enfance, elles ont élaboré des outils d’auto-apprentissage à l’appui de la lutte contre le racisme dans les centres de services de garde à l’enfance et les écoles. Leur expérience de la formation est résumée dans un manuel complet à l’intention des formatrices et des formateurs dans ce domaine, intitulé «Teach me to Thunder». S’informer par courrier électronique à l’adresse: margin@istar.ca

Cet article a d’abord été publié dans Interaction, la publication de la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance à l’été 1998.

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