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Marie-Christine Tremblay
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Pour la plupart des parents, la vaccination est un rituel qui commence dès l’âge de deux mois et se poursuit selon un calendrier précis jusqu’à l’adolescence, chaque vaccin étant bien consigné dans le carnet de santé de l’enfant. La question, cependant, ne fait pas l’unanimité. Certaines personnes persistent à ne pas faire vacciner leur enfant, et ce, pour différentes raisons, parfois religieuses ou philosophiques. D’autres pensent que la vaccination n’est pas «naturelle» et qu’elle peut provoquer des effets secondaires graves, parfois même la mort. D’autres encore croient que les maladies contre lesquelles on peut être vacciné sont des maladies bénignes, et que de toute façon, elles tendent à disparaître grâce à l’amélioration des conditions d’hygiène. S’il est délicat de discuter religion ou philosophie, certains faits peuvent cependant éclairer votre choix.
Quel rôle joue la vaccination?
Lorsque nous sommes malades, le système immunitaire réagit et fabrique des anticorps qui nous aident à combattre la maladie. Une fois la maladie terminée, les anticorps demeurent dans l’organisme pour nous préserver de cette maladie. C’est exactement ce que fait la vaccination. À la naissance, l’enfant bénéficie des anticorps transmis par sa mère. Malheureusement, dès les mois qui suivent, cette immunité disparaît le plus souvent et l’enfant redevient vulnérable. Lorsqu’on vaccine un enfant, on lui administre des bactéries ou des virus affaiblis ou morts en quantité infime, ce qui fait croire à l’organisme qu’il est malade. Le système immunitaire se met alors à développer des anticorps spécifiques à la maladie contre laquelle on a vacciné l’enfant. En demeurant dans le système, les anticorps le protègent contre cette maladie, ou en atténuent les effets si on l’attrape.
Les maladies visées
Chaque vaccin est préparé pour la prévention d’une maladie en particulier. Lorsque votre enfant suit un programme complet de vaccination, il est protégé contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la polio, l’Haemophilus influenza de type b (Hib), la rougeole, les oreillons, la rubéole et l’hépatite B. Il est également possible de le faire vacciner contre l’influenza (la grippe) et la varicelle. Toutes ces infections existent encore. Elles sont contagieuses et peuvent devenir très sérieuses, voire mortelles, même avec la panoplie des médicaments actuels. Si votre enfant n’est pas vacciné et qu’il entre en contact avec des personnes atteintes de rougeole ou de coqueluche, par exemple, il y a de fortes chances qu’il attrape ces maladies. Bien sûr, les conditions d’hygiène et l’alimentation ont contribué à diminuer le taux de mortalité imputé à ces maladies. Mais c’est seulement après l’apparition des vaccins que l’on a pu remarquer une baisse significative du taux des maladies elles-mêmes. Partout où la vaccination est répandue, le taux de maladie est faible. Dans les années 70, l’Angleterre, la Suède et le Japon ont réduit leur programme de vaccination contre la coqueluche. Peu après, les trois pays connaissaient une flambée de la maladie et plusieurs cas de mortalité.
Les effets secondaires
Les vaccins peuvent entraîner des réactions mineures comme un léger gonflement et une sensibilité de la peau à l’endroit de l’injection, parfois accompagnés de faibles hausses de température. Les réactions allergiques graves sont extrêmement rares (moins d’un cas sur un million de doses de vaccin au Canada) et n’ont pas laissé de séquelles chez les personnes atteintes qui ont été suivies par un médecin. Les contrôles mis en place par le gouvernement sont efficaces et sûrs. Chaque lot de vaccins approuvés est soumis à différents tests pour en contrôler la qualité. Une chose est certaine, les effets secondaires des vaccins sont minimes si on les compare aux risques que représentent les maladies.
Il n’est jamais trop tard!
Au Québec, on commence à vacciner les enfants à l’âge de deux mois. Les différents vaccins sont administrés, parfois seuls, parfois combinés, sous forme d’injection ou de gouttes à avaler selon le type de vaccin. Si vous n’avez pas fait vacciner votre enfant et que vous désirez le faire, il n’est jamais trop tard. Il suffit de prendre rendez-vous dans un CLSC ou une clinique médicale où on établira un calendrier de vaccination. Si votre enfant a déjà reçu tous ses vaccins, n’oubliez pas que le vaccin contre le tétanos doit être renouvelé tous les dix ans. Habituellement, les enfants reçoivent leur dernier vaccin antitétanique entre 4 et 6 ans. Il faut donc procéder à une mise à jour du vaccin entre 14 et 16 ans et subséquemment, tous les dix ans, même pendant l’âge adulte.
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