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La généalogie à l'heure d'Internet : des pages, des sites et des arbres d'histoires

Vie de famille

Parents : Documentation : Vie de famille : La généalogie à l'heure d'Internet : des pages, des sites et des arbres d'histoires

Isabelle Pauzé

Vous avez la fibre familiale très développée, une passion pour l’histoire et un intérêt soutenu pour les récits épiques racontés avec force détails par vos grands-parents? Vous êtes curieux de savoir si vous possédez du sang métis ou si votre aïeul de la 11e génération a joué un rôle prépondérant dans la fondation de la Nouvelle-France? Alors, vous avez de la chance! À l’ère du cyberespace, il n’a jamais été aussi facile de partir à la recherche de ses ancêtres qui ont façonné, à leur manière, le présent de chacun de nous. Voici donc quelques conseils pour vous aider à prendre la bonne machine à remonter le temps…

Retour aux sources

Vous vous estimez uniques parce que vous venez d’une famille peu nombreuse et que vous ne vous connaissez pas véritablement de parenté éloignée? Détrompez-vous! Vous avez deux parents, quatre grands-parents, huit arrière-grands-parents et au moins 1023 ancêtres directs de qui vous êtes le fier héritier! Voilà de quoi se sentir moins seul!

La généalogie, cette science qui a pour objet la recherche de l’origine et de la filiation des personnes et des familles, connaît actuellement une vague de popularité probablement sans précédent. Au Québec, il y a près de 40 sociétés de généalogie à vocation régionale et ayant accès à une bibliothèque contenant de l’information pour faciliter les recherches des généalogistes amateurs et professionnels. Dans la Toile du Québec, nous avons recensé 118 associations de familles, des Archambault aux William, toutes vouées à la recherche généalogique et à l’organisation de rassemblements familiaux. C’est dire, en cette ère d’instantanéité et de modernisme, tout l’engouement qui existe pour ce qui existait auparavant.

Comme l’explique Marcel Fournier, président de la Société généalogique canadienne-française, si la science de la généalogie était l’apanage d’un groupe restreint de professionnels avant les années 1940, ce champ d’activité s’est par la suite considérablement démocratisé, avec l’émergence de nombreuses sociétés de généalogie (dont celle qu’il préside, fondée en 1943). «Le fait de rendre ces connaissances publiques et de créer en quelque sorte un réseau de transmission des données a facilité les recherches. Actuellement, la recherche généalogique est à la portée de tous les gens curieux et débrouillards», soutient-il.

À la recherche de soi

«La raison pour laquelle la recherche généalogique passionne autant les Québécois, c’est qu’ils y trouvent des réponses à leur quête identitaire. Ils comprennent davantage d’où ils viennent, ce que leurs ancêtres ont réalisé et tirent souvent une grande fierté de ces passionnantes découvertes», explique Mariette Parent, présidente du Conseil d’administration de la Société de généalogie de Québec. Monsieur Fournier, quant à lui, considère que c’est l’éclatement des familles, caractéristique de notre société depuis quinze ans, qui est en partie à l’origine de cet intérêt des individus pour leurs racines. «Aujourd’hui, les enfants ont une mère, mais trois ou quatre grands-pères. Ils veulent donc savoir véritablement d’où ils viennent. C’est cette recherche de ce que l’on est qui demeure si importante et intéressante», explique-t-il.

De plus, précise madame Parent, le Québec est un endroit extraordinaire pour réaliser des recherches généalogiques. «Nous sommes un jeune pays, avec une histoire relativement courte. Nous avons également la chance de compter sur des registres religieux extrêmement bien documentés. En ce sens, les Québécois habitent un des meilleurs endroits au monde pour arriver rapidement à bâtir leur arbre généalogique.»

Mon arbre à moi

Pour Mariette Parent, le premier pas à franchir pour quiconque souhaite connaître son histoire est de devenir membre d’une société de généalogie. Les ressources généalogiques mises à la disposition des membres sont alors plus nombreuses et le contact entre les chercheurs (associations, familles, membres) est grandement facilité. Il est également conseillé d’interroger les parents, les grands-parents et les membres de la famille élargie. Ils constituent souvent des mines intarissables de souvenirs précieux. Puis, les associations de familles, les Archives nationales du Québec et du Canada, les sites Internet dédiés à la question (de plus en plus nombreux) et les ouvrages généalogiques constituent également des outils de recherche efficaces.

L’important est d’amasser le plus de renseignements possibles sur chacun des aïeux afin de faciliter les recherches pour les générations plus anciennes. Ainsi, les noms complets des ancêtres et de leurs enfants, leurs dates de naissance, de mariage et de sépulture les villes ou villages qu’ils ont habités sont autant de précieux indices qui orienteront la recherche dans la bonne direction. À vous donc le plaisir d’ajouter progressivement des branches à votre arbre!

Connaissez vous deux Sylvie Roy?

Vous avez prénommé votre trésor, arrivé en 2000, Samuel, William, Gabrielle ou Camille? Alors, vous n’êtes pas les seuls. Il s’agissait des prénoms les plus populaires de l’année. Né un siècle plus tôt, votre chérubin tout neuf se serait peut-être appelé Alice, Marie, Joseph ou Gérard! Voilà quelques-unes des trouvailles intéressantes que vous pouvez faire en visitant le site Prénoms et noms d’aujourd’hui et d’hier, créé par le statisticien et auteur Louis Duchesne.

Vous pourrez également y apprendre qu’actuellement, dans l'ensemble de la population masculine québécoise, Michel est de loin le prénom le plus commun avec une fréquence de près de 3%. Il est suivi de Pierre avec 2,6%. En fait, avec les 10 prénoms les plus populaires, on rassemble 20% des hommes. Du côté féminin, Louise est le prénom le plus fréquemment attribué, puisqu’il est porté par tout près de 2% des femmes. Il est suivi d'assez près par Sylvie et Lise. Les prénoms féminins ont toutefois une durée de vie plus courte que les prénoms masculins.

Par ailleurs, sachez qu’un Québécois sur 20 portait, en 1983, le nom de famille Tremblay, Gagnon, Côté, Roy, Bouchard, Fortin, Lavoie, Gagné, Morin ou Gauthier. Vous vous appelez Michel Tremblay, Pierre Gagnon ou Louise Côté? Il est fort probable que vous ne soyez pas le seul, même dans votre entourage. Ce qui vous distingue, par contre, ce sont vos ancêtres et, bien sûr, vos descendants. D’où l’intérêt de s’intéresser à cette science pleine de surprises qu’est la généalogie et de fouiller ce qui vous précède et qui fait de votre famille une lignée véritablement unique !


Pour en savoir plus

Le centre de généalogie francophone d’Amérique
La Fédération québécoise des sociétés de généalogie
Généalogie.com, le portail de la généalogie francophone
La Société généalogique canadienne-française
Archives nationales du Québec
Prénoms et noms d’aujourd’hui et d’hier

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