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L'indésirable mal des transports

Santé

Parents : Documentation : Santé : L'indésirable mal des transports

La saison estivale est souvent synonyme de vacances et de voyages plus ou moins longs en automobile. Malheureusement, plusieurs personnes et surtout les enfants doivent composer avec le mal des transports. Votre enfant ne fait pas 20 minutes de voiture sans blêmir ou 30, sans vomir? Bien sûr, vous pouvez espérer: le phénomène du mal des transports s’estompe habituellement en vieillissant. Mais que faire en attendant que fiston devienne grand?

Toute personne avec des oreilles normalement constituées peut être sujette à ce malaise, mais les enfants y sont tout particulièrement sensibles. Encore mal connu, on sait qu’il survient lorsque les mécanismes habituels de l’équilibre du corps humain se trouvent exposés à une série de stimuli et que, tout à coup, on se retrouve dans un environnement en mouvement. Teint blême, désagréables nausées, vous connaissez sans doute la suite de l’histoire.

Pour le moment, la solution la plus efficace pour déjouer ce malaise, c’est chez votre pharmacien qu’elle se trouve. Il existe en effet des médicaments disponibles sans ordonnance, pour les enfants comme pour les adultes. Il suffit de les administrer avant le départ (assez longtemps pour permettre au médicament de faire effet). Lisez bien les instructions sur le contenant ou sur l’emballage et notez aussi que ces médicaments peuvent provoquer de la somnolence.

Il existe également des petits trucs que vous donneront sans doute parents et amis.  Souvenez-vous, par exemple, de ces chaînes qu’on laissait traîner derrière les voitures, à une certaine époque ou, plus près de nous, de ces courroies conçues pour éviter l’accumulation d’électricité statique. Remarquez en passant que nous ne disposons d’aucun argument, pour ou contre, relativement à ce moyen de prévention «technique» de mal des transports. Théoriquement, cela permettrait de diminuer ou d’éliminer les malaises causés par le roulis ou le tangage d’un véhicule en mouvement. Libre à vous d’essayer et tant mieux si vous y trouvez un soulagement. On dit toutefois qu’aujourd’hui, les pneus ont déjà la propriété d’éliminer toute charge statique d’autant plus qu’une courroie ne touche le sol qu’à très basse vitesse.

Voyager à jeun, éviter les repas lourds, prendre des suppléments alimentaires naturels (on a déjà dit que le gingembre pouvait faire du bien), grignoter des «biscuits soda», ce ne sont pas les conseils qui manquent. Et encore là, nous ne disposons d’aucune information concrète quant à l’efficacité de tous ces trucs.

Comme on est moins malade quand on peut prévoir le mouvement, c’est-à-dire, quand on peut voir loin et l’«anticiper», beaucoup de parents sont tentés de faire asseoir leur enfant à l’avant. Nous avons beaucoup de réserve quant à cette solution, notamment à cause de l’omniprésence des coussins gonflables (côté passager) dont sont équipées les voitures d’aujourd’hui. Ces dispositifs sont actuellement conçus pour des passagers adultes. Les enfants de moins de 12 ans (tout comme les personnes de petite taille d’ailleurs) sont donc plus en sécurité aux places arrière. Si, malgré cette mise en garde, vous décidez malgré tout d’installer votre enfant à l’avant, sachez qu’il est déconseillé d’y placer un porte-bébé (dispositif où l’enfant se trouve à «faire face» à l’arrière). En se déployant, le coussin gonflable viendrait comprimer le bébé contre le dossier du siège sur lequel le porte-bébé se trouve.

Dans le cas d’un siège d’auto «conventionnel», le dossier doit être solidement retenu par une sangle d’attache, elle-même attachée solidement à la carrosserie du véhicule.  N’allez par installer ce dispositif à l’avant si vous ne pouvez ainsi en fixer le dossier.  Encore une fois, l’idéal est de laisser votre enfant aux places arrière, mais si vous devez le faire asseoir à l’avant, reculer le siège au maximum si votre véhicule est équipé de coussins gonflables.

Si vous ne voulez pas opter pour les médicaments vendus en pharmacie ou, encore, si les différents trucs que vous essayez ne suffisent pas et qu’il vous faut affronter la dure réalité des nausées, arrêtez-vous et prenez le temps de faire prendre l’air à votre petit malade. L’idéal serait même qu’il ait l’occasion de dormir un peu. S’il vient tout juste de vomir, ne lui faites pas consommer un repas lourd, surtout si vous devez reprendre la route sous peu. Après des vomissements, il est aussi recommandé de réhydrater l’organisme et donc, de boire de l’eau par exemple.

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