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L'été, c'est fait pour jouer!

Psychologie

Parents : Documentation : Psychologie : L'été, c'est fait pour jouer!

Nadine Descheneaux

Photo :© 2001-2002 www.arttoday.com

Un des plus grands bonheurs de la vie est sûrement ce que les enfants font de mieux: jouer. Prisonnier de nos horaires surchargés, accablés sous diverses responsabilités, croulant sous les comptes et les factures à payer, courant après notre souffle ou notre énergie, angoissant face aux incertitudes du lendemain, les adultes ont perdu cette aptitude essentielle à leur développement, mais aussi  à leur l’épanouissement.

Vous jouez souvent par simple plaisir? Vous vous surprenez à prendre plaisir à manipuler les morceaux d’un puzzle au lieu de «pitonner» sur Internet? Vous aimez, en cachette, bien sûr les jeux vidéos? Entre regarder un match de hockey à la télévision ou se rendre à l’aréna du quartier réellement pratiquer ce sport, vous optez pour la deuxième option? Vous vous sentez agréablement épuisés mais heureux après une partie de cachette sur le terrain de camping avec les enfants et les adultes présent? Après une partie de badminton entre amis, vous retrouvez énergie et entrain, vidés mais comblés à la fois? Vous préférez une soirée de jeux de société à une soirée cinéma ou à une sortie mondaine? Vous évoquez avec plaisir et un grand sourire tous les souvenirs reliés à vos jouets ou aux jeux de votre enfance? Si vous vous reconnaissez, vous avez donc conservé votre cœur de gamin et le jeu fait encore partie de votre vie. Vous êtes chanceux et privilégiés, sachez-le!

Rien dans les mains, mais le monde devant soi!

Pour s’amuser follement, souvent on a besoin de presque rien. Quand l’imagination ronronne, un contenant de crème glacée devient vite un tambour ou encore une tirelire, un panier à linge se transforme en un but de hockey ou encore à un bateau prêt pour diverses traversées et des pâtes alimentaires sont en vérité des «perles» pour se fabriquer un collier génial. En inondant les enfants de cadeaux, on ne les aide pas à mieux jouer. Au mieux, on leur donne des possibilités de jeux. Mais, il est encore plus utile de jouer avec eux que de les laisser s’amuser seul avec un jouet éducatif. Une tâche quotidienne –voire même routinière - devrait être un prétexte à un jeu. L’épicerie du jeudi soir peut très bien se transformer en chasse au trésor, la salle d’attente du dentiste est peuplé de petits détectives qui cherche des objets précis dans divers magazines, les longs voyages en voiture invitent à chanter et à rire en groupe, etc. Même les tâches ennuyeuses - la lessive, le rangement, l’heure du bain ou la vaisselle – devraient être associées à un jeu quelconque, une course, un jeu d’observation ou autres. Il suffit d’un soupçon d’imagination et un relâchement de la rigueur pour qu’un nouveau jeu naisse. Pas besoin de tordre son portefeuille pour satisfaire les besoins ludiques des enfants. Tout jeu lui apprend quelque chose…

Palmarès des jeux

Comme beaucoup je me rappelle des jeux que j’aimais particulièrement quand j’étais petite. Dans mon palmarès tout personnel, celui qui remporte le premier rang dans mon cœur, c’est les jeux de mémoire. Vous savez les petits cartons – une soixantaine environ – qu’on place face cachée sur une table et dont il faut retrouver les paires.

Pendant l’été, j’aurais pu jouer à tous les soirs à «kick-la-cacanne», une adaptation de la cachette mais où on peut délivrer tout ceux qui ont été trouvés en donnant un fabuleux coup de pied à une bouteille d’eau de javel placée au milieu du terrain que celui qui cherche essaie tant bien que mal de protéger. Beaucoup d’éclats de rire et de grands cris de joie retentissaient partout sur le terrain de camping. J’y rejoue encore avec beaucoup de plaisir avec mes petits cousins qu’on a initiés à ce jeu de plein air enlevant!

Aussi, j’aimais imaginer que j’étais une entomologiste qui capturait des espèces rares et encore inconnues d’insectes. Plutôt curieux car maintenant je ne me vois pas du tout coiffer ce titre… Mais je pouvais passer des après-midi complets à soulever des pierres, observer l’eau d’un ruisseau et me promener dans un champs à la recherche de bibittes nouvelles. Comme je les aimais, à l’époque, mes «amies poilues», ces petites chenilles que je trouve parfois repoussantes et souvent bien embêtantes maintenant dans mon jardin!

Finalement, mes poupées étaient mes grandes complices et mes confidentes. Dans ma maison imaginaire, je m’inventais un mari, des voisins et de la parenté et mes journées s’écoulaient bien tranquillement. J’ai aussi eu, longtemps, ma salle de classe fictive. J’empruntais souliers à talons hauts et robes de ma mère et je donnais des cours à mes élèves imaginaires. Je corrigeais même leurs devoirs… que j’avais moi-même complétés en y insérant quelques erreurs.

J’ai vraiment beaucoup de souvenirs des jeux de mon enfance et du plaisir que j’ai eu à les partager. J’avais une salle de jeux bien remplie, mais mes jeux les plus précieux étaient simples et peu coûteux. Tous les enfants devraient pouvoir jouer sans contrainte et prendre leur temps pour devenir grand. Car, une fois qu’on rattrape les années, on joue de moins en moins, et c’est bien dommage. 

Si le cœur vous en dit, partagez-nous vos souvenirs des jeux de votre enfance.

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