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Pascale Pontoreau
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En octobre 2001, lémission Enjeux entamait sur les ondes de Radio-Canada, un reportage sur Les Enfants du pêché en signalant : « Dans les années 50 et 60, les crèches québécoises accueillaient des milliers d'enfants. Les sociétés d'adoption de l'époque avaient pour mission de placer, en premier lieu, ces enfants au sein de bonnes familles québécoises ou canadiennes. Il faut préciser qu'à cette époque, une femme non mariée qui tombait enceinte pouvait s'attendre à la réprobation d'une société encore imprégnée de valeurs traditionnelles et religieuses.»
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1924, Québec émet la «Loi concernant l'Adoption» autorisant les nouveaux-nés laissés dans les crèches à être adoptés. |
«Aujourdhui, au Québec, il ny a plus dadoptions en crèche comme dans les années 70. Ce ne sont plus des bébés roses. Ce sont des enfants qui ont un vécu douloureux dans leur famille naturelle ou dans des familles daccueil, ils ont certains problèmes et ils ne sont plus naissants» explique Denis Dupuis, directeur des Centres jeunesse de Montréal.
«Peu de parents acceptent de placer leur enfant en adoption spontanément; Cela nécessite lintervention de la justice et de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) qui doit faire la preuve quil ny a pas de possibilités de retour de lenfant dans sa famille biologique; Un enfant qui est abusé physiquement ou sexuellement, ou qui est victime de mauvais traitements, peut être placé dans une famille daccueil relativement rapidement. Mais il est beaucoup moins évident de constater et de confirmer quun enfant est négligé, quil ne reçoit aucun soin physique ou psychologique.» continue Denis Dupuis.
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Selon la loi, au Québec, un enfant peut devenir adoptable lorsque ses parents nen ont pas assumé le soin, lentretien et léducation pendant une période de six mois. |
Selon lassociation des Centres jeunesse du Québec, 240 enfants québécois trouvent un nouveau foyer chaque année. Ils ont en moyenne entre 2 mois et 6 ans. En 2001, une centaine de placements évoluaient en vue dadoption
Les couples adoptants ont entre 27 et 35 ans. Ils sont victimes de problèmes de fertilité ou, sont des familles reconstituées, lun des partenaires a déjà des enfants mais le nouveau couple ne peut pas féconder ou encore, le couple a déjà des enfants de 6-7ans, mais la femme approche la quarantaine, nest plus prête à porter un enfant et en veut un dernier du même âge que les précédents.
Mode demploi
Formalités :
Adoption régulière :
Nouveau-né (parfois jusqu'à 4 ans), placé en adoption avec le consentement de ses parents biologiques.
Attente : 7 ans en moyenne
À Montréal, on en compte une quinzaine par année.
Famille d'accueil :
Famille qui a la garde dun enfant soustrait à sa famille biologique, et pour lequel un travailleur social conclut qu'il serait dans son intérêt d'être adopté plutôt que dêtre renvoyé dans son milieu naturel.
Attente : Rien ne garantit que lenfant sera un jour légalement adoptable.
Banque mixte :
Famille d'accueil qui a la garde dun enfant identifié par un Centres jeunesse comme étant à haut risques dabandon - en vue de son adoption éventuelle. Lorsque les intervenants arrivent à la conclusion que les parents biologiques ne pourront pas reprendre l'enfant en charge, une requête est faite pour obtenir un jugement d'admissibilité à l'adoption à moins que les parents biologiques donnent de leur plein gré leur consentement à l'adoption.
60% des enfants placés ont moins dun an, 80% ont moins de deux ans. Des demandes peuvent être formulées pour des enfants en pouponnière ou qui ne sont pas encore nés.
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Dans certaines situations extrêmes, les services sociaux peuvent émettre des Avis de situations à risque qui permettent aux hôpitaux et autres services de santé de retirer le nouveau-né à sa mère biologique, dès la naissance.
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Réalités
Selon les Centres jeunesse, le programme banque mixte fonctionne globalement bien. Toutefois, les intervenants constatent :