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Marie-Josée Carrière, accompagnante à la naissance
S’il est vrai que la majeure partie de la clientèle des accompagnantes à la naissance choisit d’accoucher en milieu hospitalier, il arrive qu’une accompagnante soit présente même lors d’un accouchement en maison de naissance ou à domicile.
Souvent, les femmes désirant accoucher en maison de naissance se retrouvent sur une liste d’attente, sans garantie d’une place. Alors, elles se dirigent vers un hôpital, et comme elles souhaitent un accouchement plus humain, choisissent d’utiliser les services d’une accompagnante pour les y aider. Puis, vers la fin de leur grossesse, elles apprennent qu’elles ont eu leur place en maison de naissance. Ayant développé un sentiment de confiance et une belle complicité avec leur accompagnante, elles ne se voient pas accoucher sans sa présence.
«J’ai eu ma fille en maison de naissance avec Kathleen et à cette grossesse-ci mon chum me dit: Je pourrais la reprendre moi? Il a vraiment aimé sentir qu’il n’était pas seul à mes côtés. Oui, la sage-femme est là, mais l’accompagnante a une présence plus continue, je ne sais pas comment décrire, plus intime, peut-être?»
Caroline
Dans d’autres cas, la maman a déjà vécu un accouchement en milieu hospitalier avec une accompagnante, et à la grossesse subséquente, elle choisit d’accoucher soit en maison de naissance ou à son domicile. Encore là, ayant créé un lien de complicité avec son accompagnante, elle ne se voit pas accoucher sans elle tout près.
L’accompagnante étant disponible pour faire une partie du travail au domicile de ses clientes, et assurant aussi une présence constante durant le travail et l’accouchement en maison de naissance, elle comble vraiment les besoins qui ne peuvent l’être par la sage-femme. Car malgré le fait que la sage-femme demeure disponible et est souvent tout près de la chambre de naissance, elle n’y passe pas tout son temps. Il peut même se passer quelques heures entre ses visites.
Caroline considère aussi que le père bénéficie de cette présence constante et rassurante. «L’accompagnante était toujours là pour répondre à ses questions, pour le guider dans les gestes qui pouvaient m’aider et pour le rassurer sur le bon déroulement du travail. S’il avait besoin de prendre du recul, ou tout simplement d’une pause, je savais que je n’aurais pas à être seule.»
Certaines accompagnantes ont des formations additionnelles que certaines sages-femmes n’ont pas: techniques d’hypnose pour l’accouchement, méthode Bonapace, herboristerie, etc. Ainsi, elle vient compléter le suivi de la sage-femme et offrir un soutien additionnel durant l’accouchement.
Comme elle le fait en milieu hospitalier avec l’équipe médicale, l’accompagnante tient aussi la sage-femme au courant du déroulement du travail, et peut même suggérer de petits trucs auxquels la sage-femme n’aurait pas pensé.
Bref, que ce soit à l’hôpital, en maison de naissance ou à domicile, l’accompagnante à la naissance a sa place partout.
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