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J'ai tapé ma fille!

Psychologie

Parents : Documentation : Psychologie : J'ai tapé ma fille!

Éducation Coup-de-fil

«Horreur! J’ai tapé ma fille… Moi qui m’étais promis de ne jamais en arriver là! Quel gâchis! Quel monstre je suis!»

Mais non, vous n’êtes pas un monstre, mais un être humain bien normal à bout de patience devant un comportement exaspérant de votre enfant.

Est-ce à dire que taper un enfant est une solution acceptable? Disons tout de suite, sans aucune hésitation, que frapper un enfant n’est pas un moyen valable d’éducation. Mais soyons honnêtes, dans la plupart des familles, il peut arriver qu’un parent applique une tape spontanée sur la fesse ou la main d’un enfant à l’occasion d’une conduite particulièrement détestable de ce dernier. L’enfant comprend alors, sans équivoque, qu’il a dépassé la mesure tolérable pour son parent. En général, cela n’a en soi rien de dramatique. Par contre, la même tape administrée plus tard «à froid», risquerait fort d’être perçue par l’enfant comme une agression cruelle et injuste. Il ne faut pas confondre, non plus, une tape donnée par exception – ma main est partie toute seule – et le réflexe des tapes à répétition qui comporte le grand risque de développer chez les enfants des habitudes de violence.

Que peut faire alors le parent qui regrette le geste posé ou encore qui constate avoir puni ou réprimandé exagérément son enfant? Il n’a qu’à le reconnaître en toute simplicité: «J’étais très fâché(e), mais je n’aurais pas dû te taper. Je le regrette. Excuse-moi.» L’enfant est généralement plein de sympathie quand ses parents lui parlent ainsi. Et il apprendra que ceux-ci sont des êtres humains comme lui, qu’on fait tous des erreurs mais, que l’important est de ne pas les répéter et de les réparer dans la mesure du possible.

Enfin, pour aider à canaliser de façon constructive son trop-plein d’agressivité, tout parent aurait avantage à se trouver une soupape inoffensive et acceptable. Les activités sportives peuvent remplir cette fonction de façon très intéressante et valorisante, en particulier celles qui consistent à frapper (tennis, volley-ball) ou à lancer (quilles, etc.).

De façon plus facilement accessible, il pourrait y avoir, à la disposition de tous dans la maison, un objet identifié comme soupape: gros coussin à boxer, pantin de plastique soufflé et même, si les lieux le permettent, un sac de sable suspendu (ou un petit oreiller ou une taie remplie de chiffons). Certains parents craignent de développer la violence chez leurs enfants en agissant ainsi, or l’expérience montre que c’est habituellement le contraire.

En terminant, voici un petit aide-mémoire pour toute la maisonnée, qui pourrait peut-être même être affiché sur le frigidaire.

  • On a le droit d’être fâché et de le dire

  • On ne peut pas frapper les personnes, ni les animaux, ni briser les objets

  • On peut frapper le gros coussin ou le ballon, ça ne lui fait pas mal et ça fait beaucoup de bien.


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