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Grandir étape par étape... à pas de géant !

Psychologie

Parents : Documentation : Psychologie : Grandir étape par étape... à pas de géant !

Isabelle Pauzé

Entre sa naissance et son cinquième anniversaire, les progrès qu’accomplit votre bambin sont véritablement gargantuesques. Depuis son premier sourire, esquissé entre deux dodos, jusqu’à son départ en autobus jaune, vers la maternelle, cinq années riches en rebondissements et en exploits quotidiens défilent… à la vitesse de l’éclair!

Les spécialistes estiment qu’à six ans, le poids du cerveau d’un tout-petit représente déjà 90% de la masse qu’il atteindra lorsqu’il sera parvenu à l’âge adulte. C’est dire la complexité et la richesse des apprentissages préscolaires. Ainsi, pour vous permettre de mieux comprendre les différentes étapes du développement de votre trésor, PetitMonde a pensé tracer quelques grandes lignes de son évolution au fil des mois et des années. Ne serait-ce que pour réaliser à quel point il grandit… à pas de géant!

De la naissance à 6 mois : je m’éveille au monde

À 1 mois, bébé :

  • a des activités exclusivement liées aux réflexes (réflexe d’agrippement, de succion, etc.) ;
  • fixe le regard des gens qui s’occupent de lui (d’elle) durant cinq minutes à chaque période d’éveil ;
  • suit des objets de grande taille des yeux. Bébé distingue clairement ce qui est à 30 cm et moins de lui (d’elle) ;
  • cherche la lumière et dirige son regard vers elle ;
  • réagit aux bruits soudains et forts ; 
  • a des réactions de préférence pour la présence de sa mère, pour la voix de celle-ci et pour sa langue maternelle ;
  • identifie la voix de son père à cinq semaines et le reconnaît trois à quatre semaines plus tard ;
  • crie pour s’exprimer. Mais ses cris ne sont pas les mêmes selon qu’ils sont dictés par la faim, la fatigue ou le contentement. Déjà, ce sont les prémisses du langage.
  • est capable, dès sa naissance (!), d’imiter un adulte qui lui tire la langue.

À 2 mois, bébé :

  • fait de vrais sourires conscients, en réponse à une voix ou un visage familiers ;
  • commence à mieux fixer les visages ;
  • soulève la tête et la poitrine, à plat ventre ;
  • est capable de se tourner sur le dos, lorsqu’il (elle) est couché(e) sur le côté ;
  • est intéressé par les couleurs vives ;
  • s’intéresse plus à ce qui n’est pas lui (elle);
  • commence à réagir à son prénom ; 
  • s’apaise quand on lui parle doucement ou qu’on le prend ;
  • gazouille et babille d’abord uniformément puis de façon variée en réponse à l’entourage.

À 3 mois, bébé :

  • reconnaît parfaitement sa mère ;
  • gazouille quand on lui parle ;
  • tient sa tête droite et la tourne complètement pour suivre un objet des yeux ;
  • regarde inlassablement ses mains et ses pieds et étudie attentivement leurs mouvements ;
  • porte souvent ses mains à sa bouche ;
  • peut garder en mémoire un événement durant un mois.

À 4 mois, bébé :

  • a doublé son poids de naissance ;
  • soulève sa tête pour regarder autour de lui (d’elle) lorsqu’il (elle) est couché(e) sur le dos ;
  • s’appuie sur les bras et relève la tête lorsqu’il (elle) est sur le ventre ;
  • tourne sur le dos lorsqu’il (elle) est sur le ventre ;
  • tourne la tête du côté du bruit ;
  • ouvre la bouche à la vue du biberon ou du sein ;
  • garde des objets qu’on lui tend mais ne peut les conserver très longtemps dans ses mais ;
  • a une capacité visuelle proche de celle de l’adulte ; il (elle) est capable de voir les petits détails ;
  • fait la différence entre les personnes qu’il (elle) connaît et les autres, qui peuvent lui faire peur ;
  • apprécie beaucoup la compagnie et les gestes répétitifs qui le (la) réconfortent ;
  • reconnaît les préparatifs des événements routiniers qu’il (elle) connaît bien : l’heure du biberon, du bain, etc. ;
  • sourit quand il (elle) voit rire ;
  • crie pour réclamer de l’attention ;
  • gazouille beaucoup, fait de longues mélodies autour des sons voyelles ;
  • émet ses premières syllabes (ba, ma, pa, ta) qui ont tôt fait de ressembler, dans les oreilles de parents, à d’émouvants «maman» et «papa» !

À 5 mois, bébé :

  • commence à se tenir assis(e) en prenant appui sur ses mains posées devant lui ;
  • se retourne du dos au ventre ;
  • tient longtemps les jouets qu’on lui donne et les porte systématiquement à sa bouche ;
  • cherche un jouet perdu (qui sort de son champ de vision) ;
  • fait bien la différence entre un visage familier et un visage étranger et peut facilement pleurer à l’approche d’un inconnu ;
  • sourit à son image dans le miroir mais ne se reconnaît pas ;
  • tourne la tête vers les personnes qui parlent parce qu’il (elle) adore le son des voix humaines ;
  • différencie le ton sur lequel on lui parle ;
  • gazouille quand il (elle) est tout seul ;
  • s’écoute et prend conscience des sons qu’il (elle) émet ;
  • produit des sons de plus en plus proches de sa langue maternelle (lallations) en imitant le mouvement des lèvres de l’adulte.

À 6 mois, bébé :

  • coordonne bien l’œil, la main et la bouche ;
  • saisit le jouet qu’il (elle) désire et s’amuse avec ;
  • joue beaucoup avec ses pieds ;
  • saute et s’accroupit sur ses jambes, quand on le (la) maintient en position debout ;
  • s’intéresse beaucoup aux visages et aux objets ;
  • tend les bras à sa mère pour qu’elle l’aide à s’asseoir, lorsqu’il (elle) est couché(e) ;
  • tente de toucher son image devant un miroir.


De 7 à 11 mois : j’explore et j’expérimente

À 7 mois, bébé :

  • commence à ramper ;
  • se tient debout en appui sur un support immobile ;
  • manipule des petits objets et les passe d’une main à l’autre ;
  • suit bien un objet du regard ;
  • répond à son nom et cesse son occupation lorsqu’on lui parle ;
  • est fasciné(e) par les jeux sonores ;
  • perce sa première dent ;
  • refuse les aliments qui ne lui plaisent pas.

À 8 mois, bébé :

  • marche à quatre pattes ;
  • s’assoit tout(e) seul(e) et peut se lever et prenant appui sur quelque chose ;
  • répète les mouvements élémentaires qu’on lui montre ;
  • apprend la perspective. C’est pour cela qu’il (elle) observe les objets qu’il (elle) a entre les mains de toutes les manières possibles ;
  • prend conscience de son existence en tant qu’être humain distinct de sa mère. De ce fait, il (elle) est angoissé à l’idée d’être séparé(e) d’elle et craint la nouveauté et les changements de lieu ou de visages. C’est souvent l’âge où on voit apparaître les objets transitionnels consolateurs (toutou, doudou, etc.) ; 
  • redouble les syllabes déjà apprises (ma-ma, pa-pa, ba-ba) (ça commence à ressembler à de vrais «maman» et «papa» !) ;
  • comprend le sens général des phrases et les accompagne de gestes.

À 9 mois, bébé :

  • se tient debout avec appui sur les deux mains ;
  • peut manger à la cuiller (en renversant beaucoup, évidemment) et aime parfois tenir son biberon ;
  • a une préhension plus fine des objets, peut saisir un objet entre son pouce et son index ;
  • est très curieux(se) et touche à tout ; 
  • adore remplir et vider ;
  • aime frapper les objets l’un contre l’autre ;
  • aime jeter les choses par terre afin de connaître le bruit qu’elles font ;
  • commence à tendre des objets à l’autre.

À 10 mois, bébé :

  • peut passer de la position couchée sur le dos et s’asseoir sans aide ;
  • sait manger seul(e) un biscuit, parfois boire au verre ;
  • aime lancer les objets très loin et attend qu’on les lui ramasse ;
  • comprend les interdits, la signification du mot «non» ;
  • répète spontanément une action s’il (elle) a constaté qu’elle faisait rire ;
  • fait des mouvements pour dire «au revoir» et «bravo», tape dans ses mains et envoie un baiser ;
  • pleure souvent d’émotion lorsqu’un autre bébé est en larmes ;
  • comprend le nom des objets usuels.

À 11 mois, bébé :

  • fait ses premiers pas, si on tient ses deux mains ;
  • peut commencer à envoyer une balle ;
  • aime manger avec ses doigts ;
  • aime emboîter les objets ;
  • cherche autour de lui (d’elle) lorsqu’il (elle) entend la voix de quelqu’un qu’il (elle) connaît ;
  • aime retrouver ses objets préférés au même endroit. Sa mémoire visuelle devient aiguisée ;
  • s’amuse beaucoup au jeu de «coucou» car il (elle) prend conscience de ce qui est présent et de ce qui est absent ;
  • est conscient(e) du dedans et du dehors, du haut et du bas ;
  • présente un objet à sa mère, mais refuse de le lui laisser.


À 1 an, je suis prêt(e) pour des expéditions debout !
Trottineur ou trottineuse :

  • a triplé son poids de naissance ;
  • marche ;
  • peut se pencher pour ramasser un objet ;
  • grimpe sur les meubles et adore déchirer les magazines ;
  • boit au verre seul(e) ;
  • peut tenir un crayon et commence à gribouiller ;
  • pose deux cubes l’un sur l’autre ;
  • essaie de faire le tour du miroir pour voir derrière l’enfant qui s’y cache ;
  • commence à faire des colères, exprime mieux ses émotions ;
  • comprend les questions et les ordres simples comme «donne» ;
  • prononce deux à trois mots souvent déformés, mais tout de même compréhensibles, en plus de papa et maman ; 
  • reconnaît les objets par leur nom et imite le cri des animaux.


À 15 mois, j’apprécie la nouveauté !
Trottineur ou trottineuse :

  • marche avec assurance et tombe rarement ;
  • s’agenouille sans aide ;
  • monte les escaliers à quatre pattes ;
  • peut s’asseoir seul(e) sur une chaise en l’abordant de face ;
  • sait tenir sa cuiller (et la met à l’envers dans sa bouche) ;
  • sait tourner les pages d’un livre (mais il (elle) en tourne plusieurs à la fois) ;
  • montre un objet du doigt ;
  • peut reproduire un trait dessiné par l’adulte ;
  • se réjouit devant des jouets nouveaux ;
  • commence à reproduire dans ses jeux des scènes observées ;
  • range les mots en fonction de leur valeur affective avec son prénom ou bébé en premier ;
  • cherche à attirer l’attention en coupant la parole aux gens ;
  • construit ses premiers mots-phrases (un mot («toutou») induit une signification complète («je veux mon toutou») ;
  • parle avec des phrases composées de deux ou trois mots.

À 1 an et demi, je gagne en autonomie 
Trottineur ou trottineuse :

  • court ;
  • commence à grimper ;
  • peut monter et descendre des escaliers en se tenant ;
  • peut pousser du pied un ballon sans tomber ;
  • tire un objet derrière lui (elle) en marchant ;
  • mange seul(e) ;
  • barbouille une feuille sans dépasser les limites de celle-ci ;
  • désigne les images dans un livre ;
  • fait de magnifiques tours de trois cubes ;
  • se reconnaît sur une photographie ;
  • veut participer à son habillage ;
  • vers 20 mois, a toutes ses dents ; 
  • a un grand désir d’autonomie et commence à développer des réflexes d’indépendance ; refuse de donner la main ou d’être porté(e) dans les bras, par exemple ;
  • commence à se rendre compte qu’il (elle) a besoin des adultes pour accomplir certains gestes et réclame parfois leur aide à grands cris ;
  • commence à s’intéresser aux activités collectives mais ses rapports avec les autres sont encore brusques ;
  • est très égocentrique et joue le plus souvent seul(e) ;
  • veut tout, tout de suite et enlève aux autres ce qu’ils ont entre les mains ;
  • a une meilleure conscience du temps (il (elle) anticipe le retour de ses parents quand ceux-ci partent) ;
  • peut aider à consoler l’enfant qui pleure en lui offrant un jouet ;
  • dit environ une dizaine de mots ;
  • construit ses premières phrases et mots juxtaposés («papa pati», «maman dodo»)
  • apprend l’un des premiers mots à valeur symbolique de son vocabulaire (le fameux «non») qui lui servira à affirmer sa personnalité.


À 2 ans, quand je dis non, c’est non !
Trottineur ou trottineuse :

  • court bien, s’arrête et est capable de contourner les obstacles ;
  • se baisse et s’accroupit ;
  • sait se relever quand il (elle) tombe ;
  • commence à sauter à pieds joints ;
  • pousse des objets importants en poids et en volume ;
  • est capable de taper sur un ballon ;
  • mange seul(e) proprement, sait se servir d’un verre et d’une cuiller ;
  • sait se laver le visage seul(e) et est capable de laver ses mains ;
  • commence à brosser ses dents seul(e) ;
  • ouvre et ferme les portes ;
  • apprend et retient des comptines courtes ;
  • feuillette les pages d’un livre une à une ;
  • aime qu’on lui commente les images ;
  • commence à défaire un paquet, un cadeau ;
  • aide à ranger ses affaires ;
  • commence à s’intéresser au petit pot. La propreté diurne sera probablement acquise durant l’année ;
  • vit une crise d’opposition très marquée par l’usage du non ;
  • prend part à des exercices et des jeux de groupes ;
  • aime se rendre utile et a une certaine maturité mais a encore un grand besoin de sa mère et peut faire des caprices ;
  • aime faire les choses «tout(e) seul(e)» ;
  • a un plaisir fou à imiter maman qui balaie le salon ou papa qui fait la vaisselle ;
  • se perçoit comme un être sexué (garçon ou fille) et adopte des comportements qui vont dans ce sens ;
  • adore se déguiser ;
  • utilise bébé ou son prénom pour parler de lui (d’elle) ;
  • associe de plus en plus souvent quelques mots dans une «phrase» ;
  • ajoute des prépositions (à, de, pour) à ses phrases ;
  • utilise le pluriel ;
  • a un vocabulaire qui compte entre 200 et 300 mots.

À 3 ans, ma personnalité s’affirme
Petit homme ou petite puce :

  • monte et descend un escalier sans se tenir ;
  • sait dessiner un cercle fermé ;
  • saute sur un pied ;
  • sait se déshabiller seul(e), commence à s’habiller et peut mettre ses chaussures (sans lacets) ;
  • sait marcher sur la pointe des pieds ;
  • commence à être propre la nuit ;
  • conduit très bien un tricycle ;
  • peut réaliser des tours de huit à neuf cubes ;
  • sait enfiler des perles ;
  • sait compter jusqu’à six ou huit, nommer six ou huit objets usuels, six ou huit parties de son corps et connaît trois ou quatre couleurs ;
  • commence à adopter progressivement une préférence pour sa main gauche ou pour la droite ;
  • reproduit dans ses jeux la vie quotidienne ;
  • aime changer souvent d’activité ;
  • vit une crise d’opposition encore marquée par l’usage du non ;
  • a une plus grande indépendance et est moins lié(e) à sa mère ;
  • apprend à jouer seul(e) et se crée un monde imaginaire ;
  • aime aussi jouer avec d’autres enfants ;
  • découvre l’animisme et le merveilleux ;
  • est à l’âge des questions concernant la sexualité et au début de la phase oedipienne ;
  • aime plaire et recevoir des compliments ;
  • sait ce qu’il (elle) aime et ce qu’il (elle) n’aime pas et le fait savoir vigoureusement ;
  • peut faire des caprices alimentaires ;
  • sait décrire une image ;
  • devrait être compris(e) des interlocuteurs étrangers ;
  • dit son nom et son âge ;
  • différencie le «je» pour parler de lui (d’elle), le «nous» et parle avec des phrases construites ;
  • a un vocabulaire dans lequel le «moi» et le «mien» s’opposent beaucoup au «toi» et au «tien» ;
  • utilise des phrases composées de cinq mots et plus ;
  • utilise des verbes, ce qui rend ses phrases plus explicites ;
  • utilise les genres et les nombres (masculin / féminin, singulier / pluriel) ;
  • pose des questions variées parmi lesquelles il y a beaucoup de «pourquoi?» et de «quand?» ;
  • entretient avec les autres des relations qui ne comportent souvent pas d’interaction ;
  • par conséquent, tient une activité langagière dans laquelle les soliloques occupent une place importante.


À 4 ans, je vieillis, on ne me reconnaît plus !
Petit homme ou petite puce :

  • sait dessiner un carré ;
  • sait utiliser des ciseaux ;
  • sait utiliser une fourchette ;
  • fait des constructions qui ont maintenant 10 blocs ;
  • peut dessiner des personnages en trois parties ;
  • comprend ce qui est plus grand ou plus petit ;
  • connaît son adresse ;
  • aime aider dans les tâches quotidiennes ;
  • sait partager, attendre son tour ;
  • commence à distinguer le bien du mal ;
  • peut avoir un ami imaginaire ;
  • à table, aime mieux parler que manger ;
  • demande ses aliments préférés ;
  • peut raconter une petite histoire ;
  • pose de plus en plus de questions qui commencent par «pourquoi?» ;
  • ponctue désormais ses phrases d’adjectifs de nuance et des mots de liaison qui les rendent plus complètes ;
  • aime jouer des rôles et jouer à faire semblant.


À 5 ans, j’entre à l’école !
Fiston ou fillette :

  • marche à reculons ;
  • peut aller à bicyclette avec des roues d’entraînement ;
  • peut attraper une balle ;
  • sait sauter à la corde ;
  • peut grimper aux arbres ;
  • entre à l’école ;
  • sait dessiner une maison ;
  • dessine des personnages avec des bras et des jambes ;
  • peut rester immobile durant une minute (!) ;
  • sait nommer toutes ses couleurs ;
  • peut se rappeler des événements dans l’ordre chronologique ;
  • essaie de résoudre des problèmes ;
  • comprend des règles et les observe ;
  • est fier de ses accomplissements ;
  • compte jusqu’à 10 ;
  • parle couramment, bien que la prononciation de certains sons soient encore difficiles («ch», «j» et «r», notamment) ;
  • exprime verbalement ses sentiments ;
  • acquiert les fonctions plus fines du langage (formes passives, inversions verbales, etc.) ;
  • utilise «hier» et «demain» ;
  • conjugue ses verbes adéquatement.

Les saisons défilent à un rythme effréné, les chaussures deviennent trop petites le temps de crier «espadrilles» ! Vous venez à peine de remiser son premier tricycle qu’elle vous annonce qu’il n’est pas question pour vous de l’accompagner sur le chemin de la garderie. Il vous semble qu’il vient d’abandonner le biberon que déjà, son inscription le confirme, il entre à l’école!

Vous êtes essoufflé, vous sentez que vous n’avez pas de prise sur le temps qui vous file entre les doigts. C’est tout à fait juste. D’où l’importance de contempler son sommeil, de rêver ses histoires, de jouer longtemps dans le bain de mousse et de fabriquer, en duo, ou en trio, les meilleurs gâteaux du monde. Histoire de prolonger, juste un peu, ces premières années précieuses et magiques avec les poussins. Des années qui s’envolent si vite.

Pour en savoir plus :
Le p’tit guide de l’enfance, Huguette Bérubé, Louis Geoffroy et Mireille Abran, Édité par FAMILI-PRIX en collaboration avec l'Hôpital Sainte-Justine, 1998, 256 pages.

 

Article – Dernière mise à jour le 7/5/2004

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