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Darlene Kordich Hall
Joël a 5 ans. Cest un petit garçon gentil et intelligent, quoique timide. Il abandonne facilement au moindre petit défi. Même quand tout semble bien aller, on peut lentendre dire de sa petite voix triste : «Je ny arrive pas. Je suis stupide». Sa mère, une femme discrète mais nerveuse, sinquiète vraiment de Joël. «Je ne sais plus quoi faire», dit-elle, dun ton légèrement exaspéré. «Il est comme son père; je pense que cest génétique».
Connaissez-vous des enfants comme Joël? Leur air mélancolique, leur passivité et leur manque de persévérance donnent à se demander comment ils se débrouilleront dans la vie. Ce sont des enfants difficiles à éduquer, à motiver et encore plus à comprendre. Il a déjà été démontré que la façon dont une personne explique ses expériences positives et négatives (que nous appellerons ici son «style explicatif») permet denvisager ses chances de succès face aux défis et à ladversité. Nous savons que faculté dadaptation et optimisme (par opposition à son cousin plus terne, le pessimisme) vont de pair tant chez les enfants que chez les adultes. Un style explicatif optimiste constitue un important moyen de protection contre la dépression (Gladstone et Kaslow, 1995; Hillsman et Garber, 1995; Seligman, 1991; Shatté, 1998), tandis que le pessimisme semble lié à une santé et à une espérance de vie moins bonnes (Maruta, Colligan, Malinchoc et Offord, 2000). Étant donné que notre style explicatif commence à se former dès un jeune âge, les professionnelles de la garde qui interagissent avec les enfants sur une base quotidienne se trouvent dans une position unique pour influencer leur développement et donc favoriser leur faculté dadaptation.
Malgré limportance du style explicatif comme indice prévisionnel de la réussite des enfants, on a accordé peu dattention au rôle des modèles explicatifs dans la plupart des initiatives de prévention et de promotion de la santé visant à accroître la force de caractère des enfants (Garmezy, 1991; Luthar et Ziegler, 1991; Werner, 1993). Au lieu, nos efforts se sont portés sur la préparation à lécole (p. ex. le programme Bon départ), le développement de lestime de soi, lapprentissage de la résolution de problèmes ou lamélioration des relations parentsenfant (p. ex. les programmes de visites à domicile).
Certes, ces domaines de recherche sont importants et se sont révélés porteurs de succès, mais ils ne mènent pas automatiquement au bien-être émotif de la personne. Malgré tous les signes externes de réussite, un grand nombre de personnes «fortes» qui ont survécu à de mauvaises expériences lors de leur enfance disent craindre que tout sécroule un jour. De toute évidence, ce pressentiment de linévitable traduit une vision profondément pessimiste du monde. Si elle napprend pas à changer ses éternelles croyances négatives concernant ses réussites et les obstacles à surmonter, la personne a plus tendance à devenir stressée, inquiète, malheureuse, en fin de compte déprimée (Seligman, 1991). Ainsi, les professionnelles de la garde doivent trouver les moyens daider les enfants (et les adultes autour deux) à bien réagir aux expériences de la vie, en particulier aux explications quils apprennent à faire des événements négatifs qui ponctuent leur quotidien. La plupart dentre nous croyons que ce sont les «mauvais événements» eux-mêmes qui nous poussent à agir de certaines façons. En fait, il faut ajouter une étape entre lévénement et notre réaction: il sagit de nos croyances. Dans cet esprit, Albert Ellis (1962) a élaboré le «modèle ABC» pour décrire ce qui nous arrive quand nous sommes confrontés à des difficultés. Selon lui, face à ladversité (A), nos croyances (B, de langlais beliefs) au sujet de lexpérience sintercalent entre lévénement et nos sentiments et actions, cest-à-dire les conséquences (C).
Marie et Suzanne sont deux collègues qui viennent dêtre mises à pied (A). Marie, se demandant si elle est victime dun complot contre les parents seuls soutiens de famille, commence à sen prendre à elle-même et à se dévaloriser (B): «Jai probablement fait quelque chose didiot parce que je suis toujours tellement fatiguée. Je ne suis peut-être tout simplement pas assez qualifiée pour ce travail. Je ne sais rien faire de bien ces temps-ci.» Marie séloigne petit à petit de ses amis, se met à manger toujours plus et se sent très déprimée (C). Elle a peur de se trouver à la rue avec sa petite fille, forcée au chômage permanent. Elle en vient même à remettre en question ses talents de mère (B). Quand la compagnie la rappelle trois mois plus tard, elle retourne à contre-cur. Elle a peur de ne pas pouvoir supporter le «stress» de cet emploi; en plus, elle a pris beaucoup de poids et aucun de ses vêtements de travail ne lui fait plus (C). Suzanne, pour sa part, réagit dabord avec surprise et colère. «Pourquoi moi? Je suis certaine davoir plus dancienneté que certaines des personnes qui ont gardé leur emploi» (B). Elle se demande si son rendement est en cause, mais conclut quelle sest toujours acquittée de ses tâches convenablement (B). Elle téléphone donc à la compagnie et découvre les critères de sélection en plus dapprendre les problèmes dencaisse (cest-à-dire la véritable raison des mises à pied). Fâchée contre son employeur, elle se rend tout de même compte quelle nest pas responsable de la situation (B). Même si elle sinquiète de ses finances, elle se dit que «les problèmes dencaisse sont en général temporaires» (B). Elle offre donc de devenir bénévole à lécole de son enfant. Puis on lui propose un contrat de supervision durant le lunch et de secrétariat quelques heures par jour. Lorsque la compagnie la rappelle au travail, elle accepte sans hésiter, sachant quelle a grandi sur les plans professionnel et personnel (C).
Ces exemples montrent bien que les conséquences (sentiments et actions) dun événement ici, une mise en disponibilité (A) peuvent être très différentes selon lidée que se fait la personne concernée des causes et ramifications de la situation. Les explications pessimistes de Marie (B) lont poussée à ruminer et à devenir déprimée, et les conséquences à long terme sur sa santé émotive et physique ont été dévastateurs (C). Suzanne, elle, a opté pour un raisonnement réaliste et optimiste (B). Elle sest même dit quelle gagnait quelque chose (C) à la suite dune expérience négative. Suzanne tout comme Marie ont probablement développé ces modèles de croyances typiques tôt dans leur vie. À lâge de huit ans, environ, un enfant a déjà échafaudé son mode dexplication préféré. Même à deux ou trois ans, les enfants sont capables de mimer les styles explicatifs de leurs principales intervenantes (Seligman, Reivich, Jaycox, et Gillham, 1995). Seligman a avancé que les enfants élaborent leur style explicatif à partir de trois sources :
Sachant que notre style explicatif se forme à un si jeune âge et influence tant de facettes de notre vie, sommes-nous voués à léchec si nous sommes pessimistes? Heureusement, il y a de la lumière au bout du tunnel : de plus en plus de preuves suggèrent que les styles explicatifs peuvent être modifiés. Des études ont révélé que les enfants dâge scolaire surtout ceux qui sont davantage susceptibles de sombrer dans le pessimisme ou la dépression récoltent les bénéfices de programmes dentraînement cognitif et comportemental qui leur enseignent ce que sont les styles explicatifs (Shatté, Reivich, Gillham, et Seligman, 1998). Les enfants à risque ont moins tendance à être pessimistes, commencent à persévérer dans leurs actions et se sentent moins stressés à lécole et en société. Des études semblables ont été menées, et des résultats semblables observés dans les programmes pour adolescents, étudiants, parents, enseignants et autres adultes sur le marché du travail (Shatté, 1998; Stark et al., 1998). Même si les styles explicatifs et la cognition des enfants dâge scolaire et des adultes peuvent être directement influencés par la formation, nous savons que les enfants plus jeunes ne sont pas capables, du point de vue développemental, de «raisonner au sujet de leur raisonnement».
Cependant, ils apprennent en voyant et en entendant ce que les autres font et disent autour deux. Quel rôle les professionnelles de la garde peuvent-elles donc jouer pour aider les plus jeunes enfants à adopter une attitude plus optimiste au moment où ces derniers développent leurs propres opinion du monde et style explicatif?
Martin Seligman, dans The Optimistic Child, propose plusieurs idées pour aider les enfants dans ce domaine. Il croit que les intervenantes devraient leur donner loccasion :
Seligman fait remarquer que lart de maîtriser une situation représente la pierre angulaire dans le processus de construction du style explicatif. Les enfants ont besoin dapprendre quils peuvent influencer leur monde par leurs actions. Lorsque leurs actes nentraînent aucune réaction ou, pire, provoquent des réactions différentes selon les personnes, ils apprennent que leurs gestes ne permettent de produire aucun résultat prévisible. En conséquence, ils sont susceptibles de devenir passifs. Et lorsque la situation se répète et sintensifie, ils risquent de sombrer dans le désespoir et la dépression. Pour sentir quil maîtrise la situation, lenfant doit voir que les conséquences sont liées aux actions.
Les éducatrices de la petite enfance reçoivent une bonne formation sur les façons de favoriser ce sentiment de maîtrise; nous ne rappellerons donc ici que certaines stratégies spécifiques :
Si lenfant associe ses actions à sa maîtrise des événements, alors il peut associer sa «positivité» (son attitude positive sur la vie de tous les jours) aux sentiments que lui inspirent ses actions, en particulier les événements positifs. Lorsque les félicitations et les commentaires positifs sont offerts sans discernement, lenfant apprend que les événements positifs sont incontrôlables: peu importe ce quil fait ou ne fait pas, les flatteries vont et viennent. Alors pourquoi essayer? Ainsi, même si laffection, lamour et la tendresse devraient toujours être prodigués généreusement, les félicitations doivent être offertes avec sincérité et seulement pour un travail bien fait. Le fait daider lenfant à reconnaître ses propres réalisations (dire «tu dois être fier de ton travail») plutôt que de chercher lapprobation des autres («jaime ce que tu as fait») favorise également la positivité et la maîtrise de la situation.
Par ailleurs, nous devons trouver le moyen daugmenter la proportion de pensées positives par opposition aux pensées négatives chez les enfants. Ces derniers ont besoin daide pour reconnaître les choses positives qui leur arrivent tous les jours. Les intervenantes doivent sassurer que les enfants ont davantage dinteractions positives avec elles et leurs pairs que déchanges négatifs, antagonistes ou critiques. Ce genre de mise au point est particulièrement bénéfique juste avant la sieste ou les moments de repos, car les enfants sendorment ou relaxent en pensant à des sentiments positifs. Cela les aide aussi à acquérir une attitude positive de la vie adulte.
Les professionnelles de la garde, en tant que principales prestatrices de soins auprès dun nombre croissant denfants, peuvent aussi les aider à élaborer un style explicatif positif et à réaliser les actions qui sensuivent. Nous savons que les jeunes enfants apprennent par imitation (ou modélisation sociale) plutôt que grâce à une pédagogie didactique. Les interactions quotidiennes en milieu de garde sont donc propices à cet apprentissage. Toutefois, pour pouvoir modeler des croyances et des explications optimistes, nous devons apprendre de quelles façons nous-mêmes réagissons. Nous devons donc savoir reconnaître les éléments dun style optimiste ou pessimiste et les «scénarios» ou les réflexions dautopersuasion qui les caractérisent. Le style explicatif comporte trois éléments essentiels : permanence, ampleur et personnalisation (Seligman, 1991).
Les explications que nous donnons peuvent caractériser les événements comme étant permanents ou temporaires. Les pessimistes ont tendance à voir les événements négatifs comme étant permanents plutôt que comme des désagréments temporaires. Revenons à lexemple de Marie et de Suzanne. Marie sest sentie dans une situation potentiellement désastreuse et a craint de perdre définitivement son emploi (permanent); ses pensées sont typiques dune attitude pessimiste. Suzanne, par contre, a pensé que les problèmes dencaisse de la compagnie ne dureraient pas (temporaire), ce qui traduit une attitude plus positive. En plus de percevoir autrement les événements négatifs, les pessimistes ont tendance à réagir différemment aux événements positifs. Selon eux, les moments heureux sont fugaces,alors que les optimistes les considèrent plus permanents.
Outre la dimension de la permanence, il est aussi crucial de tenir compte de nos croyances sur lampleur dun événement, quelle soit universelle ou spécifique. Être pessimiste, cest voir les événements négatifs comme étant plus généraux et touchant plus daspects de notre vie. Les personnes optimistes ont tendance à voir les événements négatifs comme étant plus spécifiques et limités à un ou deux domaines précis. Pour revenir à lexemple de Marie et de Suzanne, nous remarquons que les croyances négatives de Marie se transmettent de sa situation professionnelle vers dautres secteurs de sa vie, y compris ses relations avec son enfant et son apparence physique. Suzanne, au contraire, a pu limiter ses croyances au sujet de la mise à pied à sa situation professionnelle (spécifique). Dans le cas dévénements positifs, ces formes de croyance sont inversées, de telle sorte que les pessimistes pensent que les bonnes choses sont limitées alors que les optimistes les perçoivent comme omniprésentes.
Nos croyances sur notre propre degré de responsabilité par rapport à un événement, cest-à-dire notre niveau de personnalisation, contribuent aussi à notre style explicatif. Les explications qui nous permettent de nous attribuer des événements négatifs (interne) sont plus typiques des pessimistes, tandis que celles qui les attribuent à des forces autres (externe) sont résolument plus typiques des optimistes. Dans le cas des événements positifs, le modèle est à nouveau renversé. La personne pessimiste voit plus facilement lorigine des bons événements comme étant étrangère (externe), tandis que loptimiste a tendance à se féliciter du résultat (interne). Ainsi, le pessimiste se blâme lorsque les choses vont mal, mais ne se félicite pas quand les choses vont bien. On entend trop souvent les gens comme Marie dire : «Jai probablement fait quelque chose didiot parce que je suis toujours tellement fatiguée» ou «Je ne sais rien faire de bien ces temps-ci.» De son côté, Suzanne blâme son employeur plutôt quelle-même. Elle réagit donc mieux à la situation, se met à labri de la dépression et reste active.
Les dimensions de permanence et dampleur déterminent ce que nous sommes susceptibles de faire au sujet dune situation, tandis que celle de la personnalisation contribue à notre façon de réagir intérieurement aux événements (Seligman, 1991). Le désespoir sinstalle lorsque nous voyons les expériences négatives comme des choses permanentes, universelles et prédominantes. Être optimiste, ce nest pas uniquement voir la vie en rose. Loptimisme peut être empreint de compromis et de réalisme selon les situations. Nous devons savoir évaluer de façon réaliste notre propre part de responsabilité dans les événements, dont la cause est rarement entièrement attribuable à une seule personne. Être «optimiste-réaliste», ce nest pas abdiquer toute responsabilité ni blâmer les autres pour ses propres problèmes.
De même, il arrive que loptimisme ne soit pas la meilleure stratégie pour réagir à certains événements. Parfois, le pessimisme est non seulement justifié, mais souhaitable. Lorsque les risques sont élevés, le pessimisme est lattitude la plus prudente à adopter. Cependant, si les risques sont faibles, loptimisme représente dhabitude la meilleure stratégie cognitive. Par exemple, si un chauffeur dautobus voit un automobiliste zigzaguer sur la route, il faut souhaiter quil agira comme sil croyait que le pire pouvait arriver à tout moment (croyance universelle) et si tout dépendait de lui (personnalisation interne) de façon à éviter un accident. Par contre, si les risques sont faibles, par exemple lors dune demande demploi ou la participation à une équipe sportive, alors loptimisme est évidemment la meilleure stratégie à adopter (Seligman, 1991).
Pour étudier votre propre style explicatif, rédigez votre journal pendant un jour ou deux. Notez certaines de vos expériences désagréables (A). Écrivez ensuite vos croyances (B) et vos réflexions dautopersuasion pendant ces événements. Enfin, notez vos réactions et sentiments, cest-à-dire les conséquences (C) que vous avez ressenties.
Demandez-vous en quoi vos actions auraient pu être différentes si vous aviez modifié votre style explicatif pour lévénement en question. Votre style explicatif est-il négatif ou positif? Lauto-réflexion pourrait vous aider à prendre conscience des autres façons de réagir aux événements de la vie.
Le fait de «contester» ses pensées négatives à lavenir peut aider à changer un style négatif ou pessimiste. Dans le cadre de notre travail consistant à aider les enfants à élaborer leur propre style explicatif, nous devons leur montrer à remettre en question leurs pensées négatives, cest-à-dire à penser à la façon dont ils se perçoivent. Nous devons aussi les aider à «décatastrophiser» leurs explications en atténuant la permanence et lampleur de leurs croyances (Seligman, 1991; Seligman et al., 1995). Pour renforcer le caractère des enfants, nous devons dabord prendre conscience de nos propres croyances et comportements. Cette connaissance de soi nous permettra daider les enfants à maîtriser la situation et à adopter un point de vue plus positif (positivité).
Les enfants passent une part toujours croissante de leur jeune âge à lextérieur de la maison. Il incombe aux intervenantes qui sen occupent de les aider, de concert avec leurs parents, à acquérir les aptitudes qui leur permettent de bien réagir au stress, à persévérer et à croître. Les professionnelles de la garde peuvent jouer un rôle primordial dans ce processus. Pour ce faire, nous devons nous rappeler limportance des propres ressources internes des enfants. Ces derniers ne cessent de faire des déductions sur eux-mêmes et sur leur monde de tous les jours à partir de leurs interactions avec les intervenantes.
Notre travail consiste à nous assurer que Joël et tous les enfants dont nous nous occupons baignent dans un milieu positif où ils ont amplement loccasion dapprendre à maîtriser leur monde et, de façon plus importante, où les intervenantes affichent leur propre style explicatif optimiste dans leurs interactions quotidiennes.
Darlene Kordich Hall, Ph. D., est agrégée de recherche au Crèche Child and Family Centre et consultante à Toronto.
Ellis, A. (1962). Reason and Emotion in Psychotherapy. New York, Lyle Stuart.
Garmezy, N. (1991). « Resilience in childrens adaptation to negative life events and stressed environments ». Pediatric Annals, n° 20, p. 459-466.
Gladstone, T.R. et Kaslow, N. J. (1995). « Depression and Attributions in Children and Adolescents: a Meta-analytic Review ». Journal of Abnormal Child Psychology, vol. 23, n° 5, p. 597-606.
Hillsman, R. et Garber, J. (1995). « A Test of the Cognitive Diathesis-stress Model of Depression in Children: Academic Stressors, Attributional Style, Perceived Competence and Control ». Journal of Personality and Social Psychology, vol. 69, n° 2, p. 370-380.
Jaycox, L.H., Reivich, K.J., Gillham, J. et Seligman, M.E.P. (1994). « Prevention of Depressive Symptoms in School Children ». Behavior Research and Therapy, vol. 32, n° 8, p.801-816.
Luthar, S.S. et Ziegler, E. (1991). « Vulnerability and Competence: a Review of the Research on Resilience in Childhood ». American Journal of Orthopsychiatry, n° 61, p. 6-22.
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Seligman, M.E.P. (1991). Learned Optimism. New York, Pocket Books.
Seligman, M.E.P., Reivich, K., Jaycox, L. et Gillham, J. (1995). The Optimistic Child. New York, Harper Perennial.
Shatté, A.J. (1998). The Penn Resiliency Project: A Depression Prevention Initiative for Children and Adolescents, the Apex Project: Depression Prevention for College Freshmen, and Adaptiv Learning Systems: Resilience at Work. Manuel inédit. Philadelphie, University of Pennsylvania.
Shatté, A.J., Reivich, J., Gillham, J.E. et Seligman, M.E.P. (1998). « Learned Optimism in Children », dans C.R. Snyder (éd.), Coping Skills. Oxford, Oxford University Press.
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Cet article a été publié dans Interaction, le revue de la Fédération canadienne des services de garde à lenfance à l'automne 2000.