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Faciliter son passage de l'école primaire à l'école secondaire

Éducation

Parents : Documentation : Éducation : Faciliter son passage de l'école primaire à l'école secondaire

Aïcha Van Dun

Au cours de l’été, les changements se sont multipliés tant au niveau du corps de votre enfant que de son comportement. Votre communication, habituellement très satisfaisante, a connu quelques ratés. Cette fois, vous n’en doutez plus, l’adolescence a élu domicile dans votre maisonnée avec son lot de nouveaux défis et d’inquiétudes, en commençant par le passage imminent du primaire au secondaire. Sachez que, malgré vos appréhensions, il est possible de faciliter cette importante transition de différentes manières. Voici quelques suggestions.

Pour écouter l’extrait de l’entrevue radio accordée à l’auteure à l’émission Toast et café et chocolat chaud. Le sujet: comment inventer des histoires pour grandir (récits métaphoriques) pour aider un enfant à surmonter une difficulté.

Invitez votre enfant à rejeter les croyances négatives sur l’école secondaire

Les idées reçues sur l’école secondaire abondent. Votre enfant a peut-être entendu dire qu’elle est plus impersonnelle, plus sale ou plus sujette à la violence que l’école primaire. Sachez que ce genre d’idées reçues véhicule souvent des croyances négatives ou des généralisations pouvant atténuer le désir d’entrer au secondaire. C’est en interrogeant ouvertement votre enfant sur l’idée qu’il se fait de sa nouvelle école que vous serez à même de découvrir s’il entretient des croyances erronées à ce sujet. Si une croyance négative vous paraît bien ancrée dans sa tête, n’hésitez pas à le questionner franchement en lui demandant, par exemple: «Est-il possible que tu te trompes en croyant cela?» ou encore: «Sur quoi te bases-tu pour croire cela?» Évidemment, évitez d’endosser et de propager vous-même des croyances négatives sur l’école secondaire.

Amenez votre enfant à verbaliser ses craintes

Il se peut que votre enfant associe l’école secondaire à la drogue, à l’intimidation, à des codes vestimentaires qu’il ignore ou à d’autres phénomènes qu’il juge inquiétants. Encouragez-le à verbaliser ses craintes en lui offrant une oreille attentive au moment où il en ressent le besoin, même si ce moment vous paraît mal choisi. Écoutez-le très attentivement lorsqu’il vous parle de ses craintes en tentant de suspendre vos filtres pour emprunter les siens. Autrement dit, essayez de vous mettre dans sa peau, c’est-à-dire de vous imaginer à son âge pour voir avec ses yeux et entendre avec ses oreilles les événements de la rentrée à venir. Ainsi, vous comprendrez sans doute mieux ce qui alimente ses peurs et serez à même de proposer un recadrage intéressant.

Atténuez le stress de la rentrée en limitant la nouveauté

Sonia Lupien, directrice scientifique du Centre de recherche Fernand-Séguin et fondatrice du Centre d’études sur le stress humain, attribue le stress aux principaux facteurs suivants: la nouveauté, l’imprévisibilité et le sentiment de manquer de contrôle sur une situation. Comme parent, pour minimiser le stress de votre enfant relatif à la rentrée, vous devez chercher avec lui les moyens de l’aider à se familiariser rapidement avec son nouvel environnement physique et social.

Quelques avenues à explorer

Un peu avant la rentrée officielle, prenez le temps de visiter l’école secondaire avec votre enfant en mettant, si possible, l’accent sur certaines ressemblances avec son école primaire et en l’aidant à se donner des points de repère.

Encouragez-le à poursuivre, dans sa nouvelle école, certaines activités qui l’intéressaient déjà au primaire – la pratique d’un sport ou d’un instrument de musique par exemple.

Si c’est possible, mettez votre enfant en contact avec un de ses futurs enseignants ou avec un élève plus âgé qui connaît les ressources de la nouvelle école et qui pourra, en cas de besoin, lui servir de guide.

Incitez votre enfant à visiter régulièrement le site web de sa nouvelle école. Assurez-vous qu’en dehors des heures de classe, il jouit d’une routine sécurisante: heure fixe pour les repas, pour le coucher, etc.

Une bonne façon d’atténuer le stress de la rentrée est de continuer, durant les premières semaines de cours, à encadrer votre enfant. Rappelez-vous que, tout comme l’adaptation à un nouvel emploi, l’adaptation à l’école secondaire demande un certain temps. Ne vous attendez pas à ce que la transition se réalise, comme par magie, dès le premier jour de classe!

Adressez-vous à l’inconscient de votre enfant

Si votre enfant redoute particulièrement son entrée au secondaire, pourquoi ne pas mettre ses ressources inconscientes à profit en faisant appel à la puissance des récits métaphoriques, que j’appelle «histoires pour grandir»?

Pour faire suite à une série d’entretiens avec des élèves de sixième année de l’école Sainte-Gertrude à Montréal Nord, Isabelle Fournier, psychothérapeute et coach certifiée en PNL a inventé une «histoire pour grandir» intitulée Une importante promotion. Cette histoire possède, entre autres, le mérite de démystifier les craintes relatives au nouvel environnement scolaire en mettant l’accent sur certaines ressources intérieures comme la confiance, la patience, l’affirmation de soi et le plaisir. Elle invite le lecteur à découvrir une vérité qui lui sera fort utile: «J’ai tout ce dont j’ai besoin à l’intérieur de moi pour faire face à ce qui m’arrive.» À l’occasion de la rentrée, PetitMonde.com vous dévoile la structure de ce récit métaphorique de manière à ce que vous puissiez l’adapter à la réalité de votre enfant. Pourquoi ne pas la lui raconter juste avant le grand jour?

Si votre enfant éprouve de sérieuses difficultés d’adaptation les semaines suivant la rentrée, je vous incite à consulter rapidement un professionnel. Dans un dépliant destiné aux familles de son territoire, la Commission scolaire de Laval prie les parents de surveiller chez leur adolescent l’apparition des signes suivants: maux de tête, vomissements, maux de ventre, problèmes de sommeil, manque d’appétit, hypersensibilité, crises de colère, isolement, détérioration des relations interpersonnelles ou manque d’intérêt pour les activités scolaires. S’il vous est difficile d’avoir accès à des services professionnels, parlez des changements que vous avez observés chez votre enfant à un membre de la direction, à un enseignant ou à tout autre intervenant de la nouvelle école de votre enfant. Ils sauront vous orienter.

Bonne rentrée en famille!

Voici quelques sites intéressants portant sur le passage du primaire au secondaire:

Sur ce site de l’école primaire Fernand-Séguin de la Commission scolaire de Montréal, vous trouverez des romans-photos amusants réalisés par des élèves de sixième année. L’humour est au rendez-vous! À consulter en compagnie de votre enfant.

Tel-jeunes propose quelques trucs pour faciliter la transition de l’école primaire à l’école secondaire.

Également disponible en format PDF, le dépliant de la Commission scolaire de Laval intitulé Le passage du primaire au secondaire, les parents au cœur de la réussite!


Pour en connaître davantage sur notre collègue.

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