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Pascale Pontoreau
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Dans certaines situations, les différences culturelles ressurgissent. Un peu comme si elles étaient enfouies profondément et qu’elles choisissaient le moment opportun pour apparaître. Ainsi, les vacances !
En bientôt vingt ans de vie au Québec où mon intégration est parfaitement complétée, je ne me résous toujours pas à deux malheureuses semaines de congés annuels. Comment peut-on décrocher en si peu de temps ? Comment peut-on véritablement se reposer ? Comment peut-on profiter de ses enfants ? Quand on travaille toute l’année d’arrache-pied, quand on tente quotidiennement de concilier famille et travail, comment peut-on se contenter d’un si court temps de repos ? Et surtout, comment peut-on être motivé à retourner au travail quand on peut à peine changer d’air ? Au lieu de demander une semaine de quatre jours, demandons cinq semaines de congé : là, on décroche vraiment, et le retour au travail se fait comme un charme !
Mais ceci est un autre débat, revenons à nos moutons. Donc, les vacances. Comme beaucoup d’Européens, mes congés estivaux ont longtemps été associés à la plage au bord de la mer. Soleil, farniente, voilier et jus de fruits frais comblaient mes étés. Puis est venu le temps de la découverte : je partais donc ado, comme des milliers de touristes vers des destinations phares, je traînais les musées et les bars enfumés me prenant pour Kerouac et tentant de baragouiner le grec dans les restos d’Athènes.
Alors a sonné l’appel de la nature. La marche et moi sommes rapidement devenues de grandes copines (le vélo me fatigue et ramer m’ennuie profondément) : déjà à 9 ans je traversais la Corse et ses 120 km de montagnes escarpées puis je n’ai jamais raté une occasion de chausser mes bottillons. Arrivée au Québec, je découvrais avec joie le plein air nord-américain : des espaces sans limites, des paysages pittoresques, des conditions idéales.
Aujourd’hui, je suis mère de famille et mes vacances durent quatorze toute petites journées. Mes goûts n’ont pas changé mais ma réalité, si ! On ne part pas en randonnée, en bateau ou même simplement camper de la même manière avec ou sans enfant. Que dire des vacances en ville où, à mon sens, les petits n’ont rien à faire d’autre que de s’ennuyer tandis que les vieux s’éclatent comme des fous.
Et puis, je n’ai pas beaucoup d’argent; et puis, je n’aime pas la routine; et je n’aime pas bien faire comme tout le monde, le repos me rendant passablement misanthrope ! Pouf, compliqué tout ça.
Pour démêler mes projets de vacances, j’ai donc eu l’idée de faire le tour des choix que m’offrait le Québec. Et je suis totalement ravie : je sais maintenant que je pourrais marcher sur plus de 3000km de sentiers, que les camps familiaux permettent d’associer les joies du camp de vacances à celles de la famille, que quelques hôtels accordent des réductions aux familles de quatre personnes, qu’on peut camper dans les nombreux parcs de la province et que finalement, les chalets peuvent avoir bien des qualités. Bref, je n’ai qu’une envie : partir en vacances au Québec. Manque de chance, je me marie et j’aurais bien trop de choses à faire pour penser aux congés !
Alors si vous êtes aussi perdu que moi et que vous chercher des idées pour vos vacances en famille… Suivez le guide : un seul clic et ça sent déjà l’été !