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Des filles de classe

Éducation

Parents : Documentation : Éducation : Des filles de classe

Agence Science-Presse

Quand Shamira rentre à la maison, ce n’est pas sa mère qui l’aide à réviser ses leçons. C’est l’inverse!

Shamira a obtenu 100% à l’examen sur la géographie de son pays, le Bangladesh. Talisma, la mère de Shamira est si fière que sa fille de 11 ans fréquente l’école! Elle-même n’a pas pu y aller.

C’est pourquoi, après son mariage, Talisma a convaincu son mari d’envoyer tous ses enfants à l’école, même les filles. Normal? Pas tant que ça! Au Bangladesh, peu de filles font des études, car certains parents ne considèrent pas que c’est un bon investissement… Et puis, ils ont besoin des filles pour les travaux de la maison.

Ma fille, mon prof
Shamira présente son cahier à sa mère: la maîtresse lui a écrit un commentaire. Talisma lit les mots à voix haute. Elle bute sur certaines consonnes. Shamira la taquine, en la reprenant de temps à autre, mais elle est surtout très fière des progrès de sa mère.

Jusqu’à tout récemment, Talisma ne savait ni lire ni écrire! Comme elle avait honte de ne pas pouvoir aider sa fille dans ses devoirs et ses leçons, elle a suivi des cours d’alphabétisation. Depuis, elle s’intéresse davantage à ce que ses enfants font à l’école et ça les motive.

Une école, c’est une chance!
L’école de Shamira attire une cinquantaine d’élèves assidus. Comme 34 000 autres écoles dans le pays, elle a été construite par le Comité pour l’avancement rural du Bangladesh. Cette organisation a révolutionné l’éducation dans ce pays d’Asie du Sud.

Qu’ont-elles de spécial, ces écoles? Elles respectent la réalité des jeunes qui travaillent à la maison ou aux champs. L’horaire des classes est souple. Il n’y a que trois heures de cours par jour… mais 12 mois par année!

Le Canada contribue à cette initiative depuis plus de 10 ans. Ainsi, la Fondation Aga Khan Canada aide à former de nouveaux enseignants et à produire du matériel pédagogique adapté à la clientèle. Cette fondation reçoit une aide financière de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

Ces écoles ont permis à deux millions d’enfants de recevoir une éducation de base. Les résultats sont excellents. Le nombre des filles à l’école primaire a même augmenté. Elles sont maintenant aussi nombreuses que les garçons!

Éducation = moins de pauvreté
Améliorer les conditions de vie dans les pays du Sud passe souvent par l’éducation. Et c’est encore plus vrai pour les filles... C’est même prouvé scientifiquement: lorsqu’elles atteignent l’âge adulte, les filles instruites améliorent le sort de leur famille.


Article – Dernière mise à jour le 5/26/2005

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