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Isabelle Pauzé
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Pour vous, un enfant, est-ce un être humain sans défense qu’il faut absolument protéger? Une petite personne en développement? Un adulte en miniature? Ou encore (mais ce serait plutôt dommage!) la source de tous vos maux? La réponse à cette petite question, aussi anodine puisse-t-elle paraître, peut en dire long sur votre façon de voir votre marmaille et, par conséquent, sur votre manière de lui prodiguer son éducation.
Bien sûr, selon l’âge des enfants, l’humeur du moment ou votre situation conjugale, vous pouvez très bien naviguer d’un style à l’autre, au fil des ans et des événements, sans perturber vos petits. Mais il est pertinent, parfois, d’arrêter le tourbillon du quotidien pour observer sa bulle familiale et se demander quel type de parents nous sommes. Voici donc les cinq portraits de mères et de pères que les experts définissent généralement. Cherchez à identifier duquel vous vous rapprochez le plus. Et surtout, ne vous prenez pas au sérieux. Riez de vos petites erreurs, de vos travers rigolos et de vos manies de parents qui vous rendent uniques… et évidemment irremplaçables!
Des balises et de la bienveillance
Faire de la discipline, explique Joe-Ann Benoît, dans son livre «Le défi de la discipline familiale», publié aux éditions Quebecor, «c’est guider l’enfant dans ses comportements en effectuant un repérage des limites avec bienveillance.» C’est accompagner sans entraver, mais en donnant des balises, des repères, des modèles. Contrairement aux idées qu’entretiennent parfois certains parents, une discipline saine et efficace est tout à fait bénéfique pour les enfants et répond à plusieurs fonctions: celle de protéger le petit contre les dangers, de l’aider à acquérir le contrôle et la maîtrise de lui et de l’aider à développer le sens de ses responsabilités et des valeurs.
Les spécialistes s’entendent généralement pour dire que le tout-petit a besoin d'être encadré. Il a besoin de limites à l’intérieur desquelles il peut se construire. Des règles claires et une routine établie, lorsque l'enfant est tout jeune, répondent à son besoin de sécurité. S’il sait ce que l’on attend de lui, s’il est capable de prévoir les réactions de ses parents, selon les gestes qu’il pose ou les attitudes qu’il adopte, l’enfant se sentira en confiance et pourra s’épanouir dans les meilleures conditions.
Maman poule, maman copine ou maman coach?
Les différentes façons d’être une mère et un père sont ici explicitées selon cinq grandes catégories: le parent autoritaire, «couveur», ami, décrocheur et démocratique. Nous nous sommes notamment inspirés des caractéristiques citées par Joe-Ann Benoît, dans son volume «Le défi de la discipline familiale» et d’autres sources spécialisées. Loin de nous l’intention de porter un jugement sur l’un ou l’autre des styles. L’idée est simplement d’exposer les caractéristiques propres à chacun afin de vous aider à vous situer et de vous permettre de prendre conscience de vos grandes forces… et de vos minuscules défauts!
Le parent autoritaire
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À quoi il ressemble
Les impacts sur l’enfant éduqué selon ce style
Le parent «couveur»
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À quoi il ressemble
Les impacts sur l’enfant éduqué selon ce style
Le parent ami
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À quoi il ressemble
Les impacts sur l’enfant éduqué selon ce style
Le parent décrocheur
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À quoi il ressemble
Les impacts sur l’enfant éduqué selon ce style
Le parent démocratique
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À quoi il ressemble
Les impacts sur l’enfant éduqué selon ce style
Petit guide du parent idéal
Selon les données de l’Enquête longitudinale sur les enfants et les jeunes, environ un tiers des parents canadiens ont un style démocratique, un quart, un style autoritaire et un quart, un style permissif ou ami. Les autres, 15%, présentent des faiblesses dans leur façon d’accomplir leur rôle de parents.
Comme l’explique l’orthopédagogue et psychoéducateur Germain Duclos, dans son texte intitulé «Le Grand Jeu de l’enfant-roi», publié dans le magazine Enfants Québec (volume 12, numéro 7): «Être ferme ne signifie pas agresser un enfant mais bien exercer son rôle d'autorité. En ce sens, la règle des cinq «C» peut aider les parents à établir des règlements qui soient efficaces: ceux-ci doivent être clairs, concrets, constants, cohérents et conséquents. Il faut donc savoir se concentrer sur quelques règles importantes, ne pas inonder l'enfant de consignes, être constant dans nos interventions, dire non clairement lorsqu'il le faut et expliquer le pourquoi du refus avec des mots que les petits pourront comprendre (…) Les conséquences des écarts de conduite se doivent, quant à elles, d’être immédiates, logiques et sans appel. Ainsi, si votre diablotin a mis le salon à l’envers, il ne sert à rien de le coucher une demi-heure plus tôt. Il doit ranger le désordre avant de réaliser toute autre activité.» C’est de cette manière que, comme parent, on intervient efficacement et qu’on donne à l’enfant une discipline saine et formatrice.
Pour être un bon parent, il faut aussi, parfois, porter l'odieux de dire non, exprimer la limite et tenir son bout. C’est parfois difficile, souvent douloureux, mais absolument nécessaire. Sinon, le manque de cohésion entre des styles opposés peut amener des conflits entre les deux parents. Ainsi, une maman couveuse et un papa autoritaire auront beaucoup de difficulté à coordonner leurs interventions d’une manière bénéfique pour leur progéniture. Car si l'enfant est capable de s'ajuster à des règles qui sont différentes entre un adulte et un autre, il vivra de très grandes difficultés d'adaptation si elles se contredisent par les valeurs véhiculées. Ainsi, plus les deux figures d’autorité parentale sont de connivence pour faire appliquer les règles de fonctionnement de la maisonnée, plus cela réconfortera l’enfant qui aura, du même coup, davantage de facilité à les observer.
Pour être un bon parent, ne l’oublions pas, il faut de bonnes doses d’humilité, d’humour et d’humanité, qui nous aident à faire de nos enfants des petits êtres heureux, épanouis et équilibrés. Et surtout la certitude de se savoir (heureusement) imparfaits!
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Si vous sentez que vous éprouvez des difficultés à jouer votre rôle de parent et que vous désirez vous améliorer ou si vous souhaitez simplement connaître différentes méthodes pour faciliter vos relations avec vos enfants, il existe une formation qui peut vous aider. Intitulée «Parents entraîneurs», la méthode mise en œuvre par la travailleuse sociale Claire Leduc mise sur la transmission des valeurs dans la famille et sur les différentes caractéristiques des styles de parents. Offerts partout au Québec par des formateurs compétents, les ateliers de «Parents entraîneurs» vous donneront certainement des outils pour vous aider à mieux exercer votre métier de maman ou de papa, le plus exigeant mais aussi le plus gratifiant qui soit! |
Pour en savoir plus
«Le défi de la discipline familiale», Joe-Ann Benoît, Éditions Quebecor, 1997, 221 pages
«La discipline, du réactionnel au relationnel», Joe-Ann Benoît, Éditions Quebecor, 2000, 257 pages