Bienvenue sur PetitMonde.com. Aller directement à la navigation, au contenu ou à la recherche.

Note importante : Si vous voyez ce message, c'est que votre fureteur ne supporte pas la nouvelle feuille de style (CSS) de PetitMonde.com ou qu'il n'est pas conforme aux normes du World Wide Web Consortium (W3C). Ses menus et tout son contenu demeurent accessibles mais la présentation visuelle se trouve affectée. Voir dans « À propos du site » pour plus d'information sur l'accessibilité.

Au chaud pour jouer dehors!

Loisirs

Parents : Documentation : Loisirs : Au chaud pour jouer dehors!

Richard Chevalier

Plongé sous la barre du 0oC et généreusement saupoudré de neige, le Québec devient un immense paradis de sports d’hiver. Plus de deux millions de Québécoises et de Québécois de tout âge en profitent chaque année! Pour jouer dehors avec plaisir et bien au chaud, suivez ces conseils de pros. Vous serez ainsi emmitouflé, de la tête aux pieds!

Une, deux, trois… couches!
La meilleure façon de s’habiller consiste à porter trois couches de vêtements minces, pas trop serrés, plutôt qu’un lourd manteau. La première couche vise à nous garder au sec en absorbant l’humidité produite par la transpiration; c’est l’équivalent du pare-vapeur qu’on installe sur les murs des maisons. Les sous-vêtements à base de polypropylène, une fibre synthétique de la famille du polyester, répondent parfaitement à cette exigence. Ils ne sont toutefois pas tous d’égale qualité. Certains types de polypropylène perdent de leur efficacité après un ou deux lavages. Un vendeur compétent devrait pouvoir vous renseigner à ce sujet. On peut aussi porter des sous-vêtements en flanelle, une laine douce. Même mouillée, la laine ne perd pas ses qualités isolantes. Ce qui n’est pas le cas des sous-vêtements en coton. Une fois mouillés, ils nous glacent la peau!

La deuxième couche sert d’isolant contre le froid. C’est, cette fois-ci, l’équivalent de la laine minérale qu’on met dans les murs de notre maison. Le vêtement type est un survêtement contenant une fibre isolante (laine, laine polaire, polyester, mélange coton-polyester).  Soulignons que la laine polaire (le «Polar») est une fibre «écolo» fabriquée à partir de bouteilles de verre recyclées. Une suggestion: à la place du foulard, toujours encombrant, portez un pull à col roulé.

La troisième couche sert de coupe-vent, d’imperméable et de «déshumidificateur». Elle équivaut au revêtement extérieur de la maison. Les vêtements d’hiver d’aujourd’hui devraient arrêter l’eau et le vent tout en laissant sortir l’humidité produite par la transpiration (effet déshumidificateur). L’ensemble deux pièces (anorak et pantalon) ou la combinaison en nylon traité avec doublure en polyester matelassée offrent un bon rapport qualité-prix. Le nylon traité est habituellement recouvert d’un enduit protecteur qui respire. Ce type de nylon doit être lavé avec du savon liquide: le savon en poudre obstrue les pores de l’enduit, ce qui diminue la capacité de respirer du vêtement. Les ensembles contenant une membrane comme le Gore Tex ou le Thinsulate offrent une protection maximale contre le froid, l’eau et l’humidité. Ces membranes sont même plus chaudes que le duvet. Le hic, c’est qu’elles font grimper le coût du vêtement d’au moins 40 %. Si vous avez horreur du nylon et que vous êtes prêt à payer un peu plus cher, il existe des vêtements en Supplex, un tissu doux comme le coton mais durable comme le nylon. La combinaison est à considérer si vous pratiquez un sport qui vous expose au vent, comme le ski alpin et la motoneige. La combinaison crée un effet «cheminée» qui oblige la chaleur produite par les muscles à remonter vers le haut du corps.

À chaque sport son habillement!
Les trois couches de vêtements peuvent s’appliquer à tous les sports d’hiver. Il saute toutefois aux yeux qu’un motoneigiste ne doit pas s’habiller comme un fondeur! C’est que la troisième couche de vêtements varie en fonction du vent et de la dépense calorique. Plus une activité nous expose au vent (la motoneige, par exemple), plus on risque de refroidir rapidement.  Au contraire, plus l’activité nous fait brûler des calories, plus on a chaud. En tenant compte de ces deux facteurs, voici à quoi devrait ressembler la troisième couche de vêtements.

  • La motoneige
    On bouge très peu sur une motoneige!  Et il vente beaucoup à cause de la vitesse du véhicule. Vous devez donc opter pour des vêtements très chauds et à l’épreuve du vent.  L’ensemble deux pièces, la combinaison ou la salopette, spécialement conçus pour la motoneige, offrent un bon rapport qualité-prix et une très bonne protection contre le vent (environ 100 $). Les gants et les bottes doivent être imperméables (cuir, caoutchouc ou nylon traité) et bien isolés. Un indispensables: le casque protecteur ventilé avec visière antibuée (très important pour voir où l’on va).
  • La glissade
    Les enfants s’accommodent assez bien du froid puisqu’ils bougent sans arrêt. Mais, comme ils tombent souvent dans la neige, ils doivent porter des vêtements (bottes incluses) imperméables et très étanches (la neige ne doit pas pénétrer dans les bottes, les mitaines ou le manteau). L’ensemble de neige parka-salopette avec une fermeture à glissière et des bandes de poignet en spandex (une fibre qui s’étire) remplit très bien cette fonction.
  • Le ski alpin
    À cause de l’effet refroidissant du vent, portez des vêtements bien isolés et hermétiques.  Si la troisième couche laisse passer le vent, vous risquez de grelotter après une seule descente! Cela est particulièrement vrai chez les enfants. Leur masse musculaire étant moins importante que celle des adultes, ils ont froid plus rapidement que nous. Rappelons que les muscles sont les plus importants producteurs de chaleur. Si vous êtes frileux, choisissez un ensemble plus chaud contenant une membrane imperméable (Gore-TeX, Thinsulate, Thermosens, etc.). Un petit conseil: en arrivant à la station de ski, enlevez vos chaussettes de ville et laissez sécher vos pieds pendant une ou deux minutes. Une fois les pieds bien secs, enfilez vos chaussettes de ski. Ce rituel, souvent négligé, vous évite de mettre vos bottes alors que vos pieds sont humides, ce qui favorise un refroidissement rapide.
  • Le ski de fond
    Ce sport à haute dépense calorique entraîne une importante production de chaleur. La troisième couche de vêtements devrait donc être assez légère. Un bon choix: le coupe-vent (anorak) et le pantalon mince en nylon. La (coûteuse!) combinaison de spandex Lycra intéressera surtout les fondeurs aguerris. Enfin, optez pour un bandeau de laine ou de polyester, car la tuque emprisonne la chaleur. Or, en ski de fond, on a intérêt à la dissiper!
  • Le patinage
    Cette activité hivernale s’apparente au ski de fond, sauf que la dépense calorique y est moins élevée. Par temps doux, vous pouvez donc porter les mêmes types de vêtements que le fondeur. Par temps froid, optez pour un parka plus épais.

Les zones sensibles : les pieds, les mains et la tête
Si la méthode des pelures d’oignons convient parfaitement au corps, il en va autrement pour les extrémités. On n’est tout de même pas pour porter trois paires de chaussettes, trois paires de gants et trois tuques! La tête, les pieds et les mains exigent donc une approche vestimentaire différente.

Commençons par les pieds, puisqu’ils sont souvent les premières victimes du froid. Même par –20oC, les pieds transpirent lorsqu’on fait beaucoup d’exercice. On doit donc porter des chaussettes qui gardent les pieds bien au sec et au chaud. Celles en laine ou en laine-acrylique (l’acrylique aide à sécher) accomplit cette double tâche. Fuyez le coton. Par temps très froid, ou si vous êtes frileux, enfilez des chaussettes minces en polypropylène pour combattre la transpiration, puis une paire en laine ou une paire de chaussettes «thermales» par-dessus. Vous pouvez également vous procurer des chaussettes doublées hivernales, très efficaces.

Attention à la chaussure ou à la botte. Trop petite, elle favorise les engelures et l’inconfort du pied. Pour trouver chaussure à votre pied, essayez-la au magasin avec les chaussettes que vous portez habituellement pour faire du sport à l’extérieur. Votre orteil le plus long doit être à un ou deux centimètres du bout de la chaussure. La même règle s’applique pour le choix d’un patin. Choisissez une chaussure un peu plus grande pour votre enfant, quitte à lui mettre deux paires de chaussettes. Elle servira ainsi au moins pendant deux saisons.

Pour les mains, vous avez le choix entre le gant et la mitaine. Par temps doux, le gant est nettement préférable parce qu’il offre une plus grande dextérité manuelle. Des gants relativement imperméables et bien isolés, contenant par exemple du Waterguard ou du Thinsulate, coûtent entre 20 et 40 $. Les gants en Gore-Tex disposant de coutures scellées sont parfaitement imperméables et très chauds. Mais ils sont chers: 70 $ et plus! Pour les sports où les doigts bougent peu (patinage, glissade, raquette, etc.) et pour les bouts de chou, vive les mitaines! Elles permettent un contact direct entre les doigts, ce qui favorise un transfert rapide de la chaleur.

La tête est un cas particulier. Contrairement aux pieds et aux mains, par temps froid, la circulation sanguine de la tête n’est jamais réduite. Heureusement d’ailleurs, sinon on se gèlerait le cerveau! Cependant, même si la tête ne représente que 8% de la surface corporelle, elle nous fait perdre 30 à 40% de la chaleur produite par le corps! Le couvre-tête (tuque ou bandeau) est donc de rigueur quand on pratique un sport d’hiver. Par temps très froid, on peut protéger son visage en portant une cagoule (ou passe-montagne) en laine. Un peu moins encombrant, le masque en néoprène (pensez aux combinaisons de plongée sous-marine) est un bon achat (13 $ environ).

Haut de page
Hit-Parade
©1998-2008 PetitMonde.com | Tous droits réservés | Termes et conditions